Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Chemin paisible, ou pas.

 
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Re: Chemin paisible, ou pas. - Ven 3 Jan 2014 - 22:38
- Je m’attendais pas à ce que tu admette tout ça !

Normal, puisque je suis innocent. Eh bien. Robuste et fort, mais pas plus intelligent que cela. Faut croire qu’il ne m’a pas écouté, lorsque j’ai parlé d’une certaine bosse à un certain endroit… Je soupire, m’adosse contre le poteau, derrière moi. Il m’a mis un sacré coup, qui m’a foutu assez k.o.

- Pourtant moi comme mon frère avons été nous aussi forcés au mariage comme toi, sauf que nous avions assez d’honneur pour ne pas faire ça à notre épouse. Enfin à cause de ce que je faisais je ne l’ai pas vu alors le problème ne se posait pas, même si j’ai lu qu’elle m’a attendue après ma mort annoncé … En fait une personne comme toi ne comprends pas non plus les Urmanis.

S’il savait qu’en vérité, je n’avais pas été victime de mariage forcé, moi… Non, juste d’autre chose. Je ne sais pas ce qui est pire entre être forcé à épouser quelqu’un que l’on n’aime pas, et devoir avoir un contact physique approfondit avec quelqu’un sans le désirer. De manière forcée, aussi.… Hum. Et pas sûr qu’il apprécierait d’apprendre que je suis ancien prostitué. Après tout, les catins n’ont jamais eu très bonne réputation. Je souris à cette pensée. Non, très clairement, il vaudrait mieux qu’il évite de savoir ça.

- Tu voulais discuter, alors fais cela. Mais je préfère encore parler de la météo comme tu y avais songé.

Je le regarde. Il observe le lever du soleil. C’est drôle… En d’autres circonstances, j’aurais apprécié apprendre à le connaître. Mais je ne pense pas vraiment pour le lui dire. Après tout, je suis censé être l’ex-femme de son frère, qui a assassiné ce dernier… Il parait. Pauvre Farell… il a été tué d’une manière lâche… Cela nous fait un point commun, maintenant que j’y pense. Je viens me poser, à côté de lui, mais à une certaine distance. Mon estomac me lance toujours. Si je n’étais pas voué à mourir à la fin de ce voyage, et obtenir un nouveau corps… eh bien je m’en serais sorti avec un magnifique hématome. Comme celui que Macky m’avait infligé. Rien que de penser à lui, je sens la bile me monter à la bouche. Je la retiens comme possible. Ce type m’écœurera donc toujours, hein… Je soupire, et tente donc de relancer un semblant de discussion.

« … C’est… beau hein ? »

Je fixe le paysage, moi aussi. Je ne sais pas s’il va vraiment vouloir me répondre. Mais… cette histoire de météo… Je me rends compte seulement maintenant qu’en réalité, j’aurais adoré voir mon pays natal, au moins une fois dans ma vie. Ce ne sera pas pour maintenant. Peut-être plus tard, dans ma prochaine vie… Peut-être… je l’ignore.

« Avez-vous… beaucoup voyagé lors de votre vivant ? Ou même… depuis que vous êtes ici ? »

En fait, j’aimerais savoir s’il a visité ma Finlande natale. Je ne pense pas. Je suis même a priori sûr que non. Mais… cela m’intéresse.

« Avez-vous… déjà posé les pieds sur la terre Scandinave ? En … Finlande ? »

Je ne me suis jamais réellement renseigné sur ce qu’il pouvait bien y avoir. Et il faut que je sois sur le point de mourir à nouveau pour m’en inquiéter. On peut dire que cet homme, cet Urmanis, aura au moins réussit à me faire avoir un déclic là-dessus.

« Dans d’autres circonstances… »

Je me mords la lèvre inférieure. Non. Je ne finirais pas cette phrase. Il ne vaut mieux pas. Je suis censé être sa garce de belle-sœur. Je soupire.

« Non rien… »

Il vaut mieux que je me taise. Que je ne rajoute rien. Que je reste là, coupable. C’est triste, comme situation. Et dire que je commence à m’habituer à sa présence…
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Re: Chemin paisible, ou pas. - Sam 4 Jan 2014 - 1:06

« … C’est… beau hein ? »

Il tourna tranquillement la tête, un peu étonné qu’elle se soit mise à coté, même si il y avait une distance raisonnable. En fait il ne l’avait même pas entendu approché, il avait peut être un peu trop fixé le levé de soleil … Mais cette couleur … Cela lui faisait se souvenir de bons, mais aussi de mauvais moment de son passé et de sa vie, ah ce qu’il donnerait pour retourner là-bas …

- Ouais …

Oui, il était d’humeur nostalgique, et cette nostalgie ne faisait que renforcer son désir de poursuivre sa croisade. Il ne fallait pas qu’il fasse preuve de pitié ! Et maintenant moins que jamais, en fait il allait devoir ressembler eux templiers … Non, les templiers étaient soumis au pape, un vieux sénile qui ne fait que parler et croire en une lubie … Mais elle lui parlait encore.

« Avez-vous… beaucoup voyagé lors de votre vivant ? Ou même… depuis que vous êtes ici ? Avez-vous… déjà posé les pieds sur la terre Scandinave ? En … Finlande ? »

La Finlande … ce n’est pas un peu plus au nord encore que son pays ? Enfin pour cela il fallait traversé la mer et il ne l’avait pas fait, avec son ordre il avait plutôt descendus un peu plus vers le sud. Enfin pour ce qu’il avait voyagé … Après il avait vu deux ou trois trucs bien différents, mais incapable de les situer il valait mieux ne pas en parler.
Il allait répondre, il s’apprêtait à lui donner son opinion, lui parler de ses expériences, mais, en fait elle dit encore quelques petits mots.


« Dans d’autres circonstances… Non rien… »

Il hausa un sourcil, tient, il n’avait pas entendu qu’elle était comme, il avait toujours entendus dire qu’elle était une femme immonde et insupportable, or là cette femme ne faisait rien … Ce n’était pas logique … Mais bon, parlons d’abord des voyages !

- Mes voyages étaient … régionales si je puis le dire … Enfin je ne visitait comme un visiteur, un peu plus comme un militaire qui marche sur ses ennemis vous voyez … Les croisades … Enfin je n’ai pas été dans celle allant à Jérusalem, les Teutons n’y ont pas énormément participé.

Maintenant, venant en plus sur le sujet qui avait attisé sa curiosité depuis peu, le chevalier se retourna, le ciel avait perdu cette couleur qu’il avait appréciée de toute façon. Non, il avait le sentiment qu’elle se payait sa tête, qu’elle cachait quelque chose. Mine de rien les traque au sorcière, ça entraîne à trouver les menteuses, et elle avait le comportement d’une.

- Finissez votre phrase un peu de courage !

Ou alors … Il pouvait peut être essayer de lui faire avouer ce qu’il voulait entendre.

- Sinon, vous pouvez peut être aussi me dire quelque chose de plus convaincant que votre histoire avec mon frère si vous tenez à me mettre en colère hein … Franchement … Vous n’agissez absolument pas comme j’ai entendu parler de vous, je suis peut être un pion, mais les chasse aux sorcières aident à attraper les menteuses …

Ok, il provoquait un peu, mais au moins il disait directement le fond de sa pensée, qu’il soit en croisade ne changeait pas ce simple fait, ce principe qu’il suivait qu’importe ce qui se passait.
Il commençait déjà à songer comment il la tuerait en observant Arès toujours en train d’essayer de rentrer dans les fonds du navire mais il cherchait à atteindre quoi à la fin ?





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Re: Chemin paisible, ou pas. - Sam 4 Jan 2014 - 1:56
- Mes voyages étaient … régionales si je puis le dire … Enfin je ne visitait comme un visiteur, un peu plus comme un militaire qui marche sur ses ennemis vous voyez … Les croisades … Enfin je n’ai pas été dans celle allant à Jérusalem, les Teutons n’y ont pas énormément participé.

Oui j’aurais dû me douter qu’il n’avait pas été du genre touriste, et que ce n’était pas pour l’agrément qu’il avait voyagé. Quel idiot je fais. C’est à cause de se lever de soleil. Cela m’a rendu rêveur. Presque romantique, au sens poétique du terme… Je baisse les yeux, fixe le vide. Cependant… il m’a répondu… calmement. Gentiment, presque. Ce n’est pas… vraiment le même homme que tout à l’heure. Ho je me doute bien que cela ne changera surement pas le fait que je ne dois être qu’une femelle agaçante, à ses yeux, et qu’il ne regrette pas le moins du monde ce coup de poing qu’il m’a assené.

- Finissez votre phrase un peu de courage !

Je le regarde, l’espace d’un instant, avant de tourner la tête. Finir ma phrase ? Non surement pas. Je ne peux pas. Cela pourrait griller tous les mensonges que j’ai faits pour qu’il ait envie de me tuer. Et ce n’est pas le but. Non, pas du tout, même. Non ben voilà, je n’ose même plus le regarder. Oui. Je l’avoue, mine de rien, je l’apprécie un peu. Et cela m’énerve de mentir. Je n’ai jamais eu à mentir auparavant… je ne comprends pas comment j’en suis arrivé là… Ah. Si. Deux abus, plusieurs meurtres, une mort, un premier amour, le vrai, le pur, le dur, celui qui m’a brisé le cœur… Oui, une déception amoureuse qui m’a rendu dépressif. Puis la rencontre avec mon double « démoniaque » qui a saccagé le seul atout qu’il me restait, mon corps… Je caresse du bout des doigts les cicatrices qui ornent mon avant-bras, parallèles les unes aux autres.

- Sinon, vous pouvez peut être aussi me dire quelque chose de plus convaincant que votre histoire avec mon frère si vous tenez à me mettre en colère hein … Franchement … Vous n’agissez absolument pas comme j’ai entendu parler de vous, je suis peut être un pion, mais les chasse aux sorcières aident à attraper les menteuses …

Attraper les menteuses, oui, mais les menteurs ? Je souris, amusé par la stupidité de mes pensées. Un sourire triste. S’il continue ainsi, je ne pourrais me retenir de dire la vérité. A moins que je ne m’enlise plus dans le mensonge ? Je ne veux plus mentir. Ce n’est d’aucun intérêt… Cela ne sert à rien, en réalité…

« … Vous n’êtes peut-être pas si stupide que vous en avez l’air, au premier abord… »

Ma main sert mon poignet. Cela va me demander quelques efforts de dire la vérité, sans pour autant lui dire que je suis un homme. Ce serait dommage de lui dire cette vérité-là maintenant. Il le saura peut-être, un jour. Mais pas maintenant, sans quoi je mettrais fin au jeu trop rapidement.

« C’est peut-être tout simplement parce que je ne suis pas celle que vous pensez, en réalité… »

Je m’éloigne lentement du bord, m’étire.

« J’ai mentis. Rien de ce que j’ai dit au sujet de Farell n’est vrai. Enfin… pas tout, exactement. »

Je lui tourne le dos, et me rend compte que son cheval à une attitude assez étrange. Qu’est-ce qu’il peut bien faire, celui-là, a essayé de rentrer par une porte par laquelle il ne peut clairement pas passer ? Stupide animal… Non pas que les chevaux le soient tous, mais celui-là, si.

« Je ne suis pas… son ex-femme qui l’a assassiné. Loin de là, même. Je ne viens pas de la même époque. Je suis du vingtième siècle. Mais… j’ai rencontré Farell, il y a peu, au parc aux abricots. Mon once –mon chat comme vous l’appeliez vulgairement- l’a agressé, en le prenant un véritable renard. Deus merci, il ne l’a pas blessé… Je m’en serais voulu, sinon… »

Je fais quelques pas. Ça fait du bien de, de nouveau, dire la vérité. Après, qu’il la croit ou non. Je m’en moque bien. J'ose un regard en direction du chevalier. J'espère que cela ne changera en rien son envie de me tuer... sans quoi, je devrais le contraindre à le faire...

« Ce que je voulais dire tout à l’heure… c’est qu’en d’autres circonstances, nous aurions peut-être pu être… amis ? Mais… Là… je ne veux pas que quoi que ce soit change. Lorsque le bateau touchera le sol, prenez ma vie. S’il vous plait. »
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Re: Chemin paisible, ou pas. - Sam 4 Jan 2014 - 3:21


« … Vous n’êtes peut-être pas si stupide que vous en avez l’air, au premier abord… »

Ca lui arrive, m’ais dire cela de la sorte est plutôt irritant là … De toute façons dans son esprit le destin de cette femme est scellé, alors une provocation de plus ou de moins … Mais dans tout les cas la voila qui s’étire tranquillement alors qu’elle vient tout juste admettre s’être amusé à lui mentir … Du culot, ça elle en a …

« C’est peut-être tout simplement parce que je ne suis pas celle que vous pensez, en réalité… J’ai mentis. Rien de ce que j’ai dit au sujet de Farell n’est vrai. Enfin… pas tout, exactement. Je ne suis pas… son ex-femme qui l’a assassiné. Loin de là, même. Je ne viens pas de la même époque. Je suis du vingtième siècle. Mais… j’ai rencontré Farell, il y a peu, au parc aux abricots. Mon once –mon chat comme vous l’appeliez vulgairement- l’a agressé, en le prenant un véritable renard. Deus merci, il ne l’a pas blessé… Je m’en serais voulu, sinon… »

Ca y est le masque tombait hein, mais qu’importe son lien avec son frère, ça ne changeait plus la donne, elle pourrait bien être sa petite amie que cela lui ferait ni chaud ni froid, elle avait vu ce qu’il ne fallait pas voir, où il allait, et en partie ce qu’il comptait y faire.
Elle n’était pas cette femme, bon ben voila, dans tout les cas il comptait bien la tuer … Par contre il reconnaissait bien son frère pour tomber sur de pareille folle … Une de perdu de son vivant, et il en récupère une autre à sa mort, franchement … La liquider ça serait peut être aussi lui rendre service ?


« Ce que je voulais dire tout à l’heure… c’est qu’en d’autres circonstances, nous aurions peut-être pu être… amis ? Mais… Là… je ne veux pas que quoi que ce soit change. Lorsque le bateau touchera le sol, prenez ma vie. S’il vous plait. »

Il la regarda un instant et reporta son regard sur l’étalon en soupirant.

- Arès, j’irais voir ce qui te tracasse après alors calme toi tu vas faire venir le pilote et allonger le trajet !

Le cheval le regarda un instant et se planta devant la porte, n’essayant plus de pénétrer de force dans les entrailles du navire. Fixant encore la porte maladivement. Alexander fit craquer ses épaules en les bougeant légèrement et poussa un soupire d’aise.

- De toute façons toute cette histoire n’aura pas d’influence, moi était déjà fais depuis que vous m’avez suivit sur ce bateau.

Il se planta alors devant elle la fixant droit dans les yeux, avec ce regard de l’homme qui allait tuer sans le moindre remord une innocente, pas si innocente à ses yeux … Au même moment le bateau quitta le calme de la dimension de l’académie, arrivant dans celle des humains, déjà bien enfoncé dans le nord du globe. Cela se comprenait aisément à la brutal chute de température, à la neige qui tombait dans un déluge accompagné de grands vents. Le vent fouettait les cheveux du blond, agitant sa cape comme jamais depuis son départ, il prit une profonde inspiration.

- Ah le nord … Nous voila déjà à mi-chemin de notre destination … Le temps passe vite.

Cependant il n’en oubliait pas ce qu’il comptait lui dire à l’origine, son regard n’avait pas change, ce froid ne lui faisait rien, juste les flacons qui tombaient sur ses yeux les faisait cligner un peu plus souvent qu’à la normal … Mais parfaitement droit malgré le vent, il prit alors la parole.

- Cela ne changera rien à mes plans … Une dernière volonté avant que le moment fatidique n’arrive ? Je n’ai pas coutume de le faire, mais vu que je dispose d'un peu de temps …

Lui aussi il pouvait jouer franc jeu maintenant, même si il n’abattait pas tout ses objectifs ou désirs immédiat. Mais il comptait bien tous les accomplir, elle ne serait pas une barrière, vu qu’elle était un obstacle qui n’attendait qu’à être brisé … Une planche déjà fendue …




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Re: Chemin paisible, ou pas. - Sam 4 Jan 2014 - 16:57
- Arès, j’irais voir ce qui te tracasse après alors calme toi tu vas faire venir le pilote et allonger le trajet !

C’est vrai que ce cheval semble perturbé. Qu’est-ce qu’il peut bien y avoir, là-dedans, qui l’intéresse à ce point ? Est-ce que… Asmodée… ? Je soupire. Ho non mon grand, crois-moi que tu n’iras pas voir ce qui tracasse ton ami. Surtout si c’est pour réduire en charpie mon familier. Parce que bon… Si tu me tue –fait sur lequel je n’ai aucun doute-, eh bien… C’est lui qui va me ramener à l’académie. Mon fidèle compagnon… Ceci dit, les mots du chevalier semblent avoir légèrement calmé le destrier. Celui-ci ne cherche plus à pénétrer de force dans les entrailles du navire, se contentant bêtement de fixer l’entrée.

- De toute façons toute cette histoire n’aura pas d’influence, moi était déjà fais depuis que vous m’avez suivit sur ce bateau.

Il se plante devant moi, et me fixe droit dans les yeux. Il m’offre ce regard de tueur. Celui qui aurait pu faire frémir n’importe qui. Moi, je me contente de lui offrir un sourire. Et puis soudain je frissonne. Non pas parce qu’il m’a impressionné ou quoi que ce soit. Non… simplement parce qu’il fait subitement bien froid, et que même mon pull ne peut empêcher le vent de me donner sa morsure glacial. Je croise les bras sur mon torse, me frotte avec mes mains, essayant, en vain, de me réchauffer.

- Ah le nord … Nous voila déjà à mi-chemin de notre destination … Le temps passe vite.

Je serre la mâchoire, détourne le regard. C’est bientôt la fin, oui. Je ne le sais que trop bien, et c’est ce que je désirais. Ce que je désire. Pourtant, j’étais bien là, à discuter. Il m’en est presque devenu totalement sympathique. Ce que le temps passe vite… Je n’ai pas eu le temps de me lasser de ce jeu…

- Cela ne changera rien à mes plans … Une dernière volonté avant que le moment fatidique n’arrive ? Je n’ai pas coutume de le faire, mais vu que je dispose d'un peu de temps …

Une dernière volonté ? Il me demande ma dernière volonté ? Je ris. Oh s’il savait tout ce que je souhaite encore. Mais je sais que je suis limité. Par le temps. Par l’espace. Par tout. Je me redresse légèrement, abandonne ma tentative de réchauffement. Je regarde mes mains, rapidement. Elles ont déjà pris une teinte violine. Oui, il fait vraiment froid… Et même mes gênes de nordique, et mon corps habitué à la météo capricieuse de la Grande Bretagne ne peuvent rien faire contre cela.

Bref, je relève la tête, tente de ne pas claquer des dents, et le regarde droit dans les yeux à mon tour.

« Ouaip. J’aimerais que, jusqu’à ce le bateau touche le sol, je puisse faire tous les caprices qui me passent par la tête. »

Je souris. C’est une volonté comme une autre. Une volonté qui me permet d’en avoir d’autre juste après. C’est rusé, quoi. Non ?

« C’est une volonté tout à fait recevable. Vous ne pouvez pas me la refuser. »

Je ris doucement. Je suis diabolique. Après tout, c’était bien ça le deal de base. Que je puisse m’amuser jusqu’à ce que nous touchions terre, et là, seulement, il pourra, me tuer. Donc… Donc je vais pouvoir m’amuser à le taquiner encore un petit peu. Ah, et d’ailleurs… J’ai quelque chose à lui rendre.

« D’ailleurs, mon premier caprice, ce sera celui-ci… »

Je m’approche de lui rapidement, avant de lui assener un coup de poing dans l’estomac. Oh, certes, il ne doit pas être aussi douloureux que celui qu’il m’a mis, cependant, il ne faut pas non plus sous-estimer ma force. Bon... juste que ça me fait mal à moi aussi... Tss

Pui je lui tourne le dos et retourne vers la rambarde, fixe le paysage. Il caille toujours autant. Mais… tiens, j’ai envie de tester quelque chose… Est-ce que j’ai toujours un bon équilibre ? Je regarde la rambarde. Assez épaisse, il n’y a pas trop de mouvement qui pourrait me déranger. Alors… Dans un sourire félin, je me hisse sur celle-ci, en équilibre, comme sur un fil, les bras en avion. Et je ris. Je pourrais tomber dans le vide. Oui… Mais j’ai confiance en moi. Et puis bon… Si je sens que ça commence à chauffer pour mon matricule, je descendrais sagement.

« Parlez-moi un peu de vous, maintenant que nous sommes quitte côté estomac… enfin pas tout à fait, mais bon… Vous avez été marié de force comme votre frère ? »
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Re: Chemin paisible, ou pas. - Sam 4 Jan 2014 - 23:16

« Ouaip. J’aimerais que, jusqu’à ce le bateau touche le sol, je puisse faire tous les caprices qui me passent par la tête. C’est une volonté tout à fait recevable. Vous ne pouvez pas me la refuser. »

Regardez cette petite frigorifié qui tremblait un peu et avait déjà les mains violette à l’arrivé du froid et de la neige. Avec ça c’était clair qu’elle n’était pas du pays et que donc elle avait avoué la vérité lorsqu’elle avait dit venir d’ailleurs et du vingtième siècle !
Mais bon, en gros elle lui demandait de passer un bon moment avant de sentir le froid métal d’une épée lui caresser la chaire, alors … Admettons.


-Soit …Mais attention …

« D’ailleurs, mon premier caprice, ce sera celui-ci… »

Elle s’avance rapidement, elle lui prépare quoi, instinctivement le chevalier commença à contracter tous ses muscles, il voulait être prêt à répondre directement si elle commençait à abuser. Mais au final se fut un coup de poing dans son ventre, dans ses abdominaux partiellement contracté. Bien sur cela le fit expulser une partie de l’air qu’il avait inspiré, très légèrement courber le dos, mais il se redressa plutôt rapidement et resta parfaitement droit. Son visage restait parfaitement neutre tandis qu’il l’observait aller s’amuser à jouer l’équilibriste sur la rambarde. Et le pire s’est qu’elle était en train de rire alors qu’elle allait mourir à la fin du voyage, ou peut être un peu avant …

« Parlez-moi un peu de vous, maintenant que nous sommes quitte côté estomac… enfin pas tout à fait, mais bon… Vous avez été marié de force comme votre frère ? »

Il hésite un instant et se met à sourire, elle était simplement incompréhensible ! Tantôt elle demande à pouvoir faire ce qu’elle désire, et voila qu’elle se met à parler … L’air frais à de drôle d’effet sur les femmes … Mais bon, il regarde rapidement autour de lui, il ne voyait rien, personne, en fait ils étaient vraiment seuls et isolés sur le ponton du navire.
Tranquillement il s’approcha d’elle et suivit son parcours sur le ponton pour sa part.


- Et bien sur vos caprice implique de répondre à vos questions c’est cela ? Moi je parlais d’action, de gestes, voila, je ne répondrais aux questions uniquement si j’en ai l’envie !

Mais bon, en fait ce détail il l’avait déjà dit juste avant, il pouvait bien le lui redire, après tout ce n’était pas non plus un secret d’état … Il haussa les épaules et prit la parole, parfaitement calme.

- Oui j’ai été marié, mes parents m’ont dit de me lier avec une dame, je l’ai fait trois jours après, je les ai écouté, sans aucune hésitation, et ma femme aussi, enfin, pour ma présence …

Tient, il avait encore donné des détails ? Of, tant pis pour ce que ça lui coûtait, ça serait garder secret dans la tombe de cette fille. En fait il commençait doucement à avoir envie de la tuer, de plus en plus, plus ils approchaient de la terre, du lieu où il se dirigeait. Il allait bien s’amuser lui aussi en fait, et cette idée le fit amplement sourire, ce sourire du gars qui y prenait un plaisir même malsain.

- C’est quoi la suite de tes caprices maintenant ?




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Re: Chemin paisible, ou pas. - Dim 5 Jan 2014 - 1:45
- Et bien sur vos caprice implique de répondre à vos questions c’est cela ? Moi je parlais d’action, de gestes, voila, je ne répondrais aux questions uniquement si j’en ai l’envie !

J’entrouvre les lèvres, un peu surpris. Puis je les referme, et fronce les sourcils. Hey… J’ai dit caprices. Ça peut être tout et n’importe quoi. Je pourrais très bien lui poser toutes les questions que je veux, ou bien sauter de la rambarde et me jeter dans le vide. Un caprice est un caprice, qu’il soit par le geste ou la parole. Je soupire.

- Oui j’ai été marié, mes parents m’ont dit de me lier avec une dame, je l’ai fait trois jours après, je les ai écouté, sans aucune hésitation, et ma femme aussi, enfin, pour ma présence …

Je tourne la tête vers lui, brusquement. Il m’a répondu ou je rêve ? Non hein ? Je ne rêve pas. Il m’a répondu ! Hanw… Faut croire que même avec toute la mauvaise volonté du monde, on ne me résiste pas. Mais là… là, son expression ne m’indique rien qui vaille. Je soupire, et regarde en bas. On approche inexorablement du sol. De la fin. De ma fin… Mais je m’approche de lui, comme si de rien était. Je le regarde de mon perchoir.

- C’est quoi la suite de tes caprices maintenant ?

J’ouvre la bouche pour répondre, mais l’on ne me laisse pas le temps. Tout se passe vite, et je me retrouve brusquement viré de mon perchoir pour… atterrir directement sur le chevalier. Torse contre torse, à cheval sur lui, ma tête dans son cou… Je relève le visage, et le regarde, ne comprenant pas exactement ce qu’il vient de se passer, un peu sonné. Et puis je me redresse, essayant de ne pas l’écraser de tout mon petit poids.

« Oh je… pardon… excusez-moi… »

Je bafouille en me relevant tant bien que mal.

« Cela… ne faisait pas parti de mes caprices… »

Je suis sur mes deux pieds, même si je reste un peu… genre what the fuck quoi. Tomber ne me dérange pas. Mais lui tomber dessus, de la sorte… Bon d’accord, je ne pouvais pas prévoir qu’il y allait y avoir un cahot aussi violent. Et puis j’aurais pu tomber en dehors de l’embarcation. Je ne sais pas ce qui aurait été préférable, en fait. Je soupire, lui tourne le dos. Eh bien… cette chute surprise m’aura au moins valu de me réchauffer. Oui, un peu quand même. C’est… ça me met mal à l’aise étrangement, ce genre de contact inattendu. Non pas que ce soit désagréable, que l’on n’aille pas me faire dire ce que je n’ai pas dit. Mais… Mais je ne suis plus habitué à ce genre de hasard. Mais j’avoue que j’aurais dû m’y attendre, un petit peu, quand même.

« Enfin… Hum… Je… »

Je m’approche du chevalier, à nouveau, une idée en tête. Je ne sais pas bien s’il va marcher, mais je peux toujours essayer. Et puis… mine de rien, il ne me reste presque pas de temps. Alors je peux au moins faire ça, histoire de rire encore un peu, et courir… Let’s try… Mais avant ça, tiens… Je me rapproche de lui, avance mon visage vers le sien rapidement, et lui vole un baiser.

« Ça, c’était un caprice. Celui de faire une comparaison entre vous et votre frère. »

Puis je tends le bras, et lui touche l’épaule.

« Chat ! C’est vous le chat ! »

Je souris, avant de faire un bond en arrière, et de partir à l’autre bout du bateau. Je ris, espérant qu’il joue le jeu, et qu’il me poursuive pour jouer au chat et à la souris. Enfin… Au bourreau et au condamné, plutôt. Puisque c’est son rôle, et le miens. Et le pire, c’est que ça me fait rire de savoir qu’il va me tuer. C’est stupide. Mais moi ça me fait rire. Héhé… suicidaire.

Ouais.
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Re: Chemin paisible, ou pas. - Dim 5 Jan 2014 - 23:33


Pourquoi elle avait décidé de prendre la peine de jouer les acrobates sur le bord, aucune idée, sûrement un de ses caprices comme elle le disait … Ouais, il s’occuperait d’elle avant l’arrivé et jetterait le corps dans l’eau, car à ce rythme …
Enfin, il y eut soudainement une puissance secousse, Alexander regarde d’instinct ses pieds pour se positionner pour se maintenir droit, pas question de tomber. Sauf si un projectile s’écrase sur lui vous voyez … L’équilibriste n’avait donc pas d’équilibre, elle s’écrasa sur lui, et forcément l’emmena dans sa chute.
Allongé dos au sol il regardait le ciel, les flocons qui tombent en se faisant balayer par les vents, et il avait cette femme allongé sur lui la tête dans son cou … Qu’elle misère … Par contre il fut plutôt surprit en la voyant si gênée lorsqu’elle se releva un peu, se plaça à califourchon sur lui en bégayant.


« Oh je… pardon… excusez-moi… Cela… ne faisait pas parti de mes caprices… Enfin… Hum… Je… »

Bon, au moins elle n’était pas resté longtemps sur lui, il se releva partiellement juste le torse, gardant les jambes encore allongées sur le sol, c’est pas possible ça, l’instant d’avant elle fait la maligne, elle tombe et soudainement elle bégaye ! Décidément son esprit est complètement fou à lier …Il était maintenant convaincu d’être tombé sur une complètement folle, et la question de sa santé mental ne se posait plus, et voila qu’elle revenait à la charge, encore un coup de poing, non mais c’est bon là … Il contracta ses abdos et …

Ok, là il était bon pour s’inquiété vraiment, imaginons un instant que ce soit vrai qu’elle ai embrassé son frère, alors si elle l’embrassait il était en train de trompé un membre de sa famille ? Il resta muet, immobile, choqué tandis qu’elle se relevait en … riant ?


« Ça, c’était un caprice. Celui de faire une comparaison entre vous et votre frère. »

Encore cette comparaison, cela commençait à l’agacer, elle lui tapota quasiment directement l’épaule, il s’attendait maintenant à tout ! Impossible de prévoir ce qu’elle allait lui pondre ou même lui faire, alors il était prudent, mais elle s’éloignait d’un coup après une étrange parole, était-ce une incantation ?

« Chat ! C’est vous le chat ! »

Il la regarda s’éloigner un instant et acheva de se relever, bon, il fallait mettre fin à tout cela, le comparer à son frère … Il n’y avait rien à comparer ! Absolument rien ! Il ne comprenait même pas ce qu’elle voulait, mais là elle était vraiment trop agitée !

- Mon frère et moi sommes incomparables ! Il est rusé et malin, moins je suis fort et endurant, nous sommes les opposées mais parfaitement complémentaire, je refuse d’être comparé à lui, nous sommes trop différents sur nos méthodes pour être comparés !

Il fallait qu’il la saisisse pour l’immobiliser, elle était bien trop agité à son goût là … Vraiment trop … Aucun calme, et le sien s’effritait … Alors il lui coura après, quelques minutes durant, mais il l’accula à la pointe du bateau.
Cependant il n’oubliait pas son agilité et sa souplesse féline qu’elle lui avait montré plus tôt, oh non … Il se concentra un instant, son avatar divin, clone parfait de lui apparut juste derrière elle et la saisit par les épaules avec sa poigne de chevalier, inutile d’illustrer la poigne nécessaire pour tenir une épée longue en acier de cinq kilos sans l’échapper !
Il s’approcha droit devant elle, laissant un simple petit mètre tandis que l’avatar divin venait de prendre ses précautions en serrant ses jambes, il avait déjà eut cette surprise et ne comptait pas la subir une nouvelle fois.


- Des fous, j’en ai vu dans ma vie, mais vous … vous atteignez des sommets … Je pense que l’on va s’arrêter là, de toute façons, un peu plus tôt, un peu plus tard, je vais le faire pour que ce soit pas trop douloureux, je te rassure.

Oh là il pouvait tout aussi bien la faire souffrir hein, lui arracher les membres un après l’autre et utilisant le dépassement des limites. Mais il pouvait aussi la tuer comme on tue un lapin, lui briser le cou. L’homme est une créature si fragile … elle peut mourir de tant de façons. Ou vu qu’elle s’amusait avec lui, il pourrait peut être s’amuser lui aussi ?
L’esprit du chevalier vagabondait à chercher la méthode la plus efficace pour la tuer. Et l’avatar divin serrait avec une poigne d’acier les épaules, oui, d’acier, il venait de faire apparaître l’armure Teutoniques intégrale sur lui, ses décorations, de la tête aux pieds.


- Et si je me mettais à jouer avec toi moi aussi ?




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Re: Chemin paisible, ou pas. - Dim 12 Jan 2014 - 20:02
- Mon frère et moi sommes incomparables ! Il est rusé et malin, moins je suis fort et endurant, nous sommes les opposées mais parfaitement complémentaire, je refuse d’être comparé à lui, nous sommes trop différents sur nos méthodes pour être comparés !

Ah, ça c’est sûr qu’il n’est pas très futé cet Urmanis là. Je ris doucement, amusé par ma propre réflexion. Et puis finalement il s’élance à ma suite. Ouii, il joue le jeu ! Enfin, je ne sais pas exactement s’il sait qu’il joue au chat et à la souris, mais bon… En fait, à voir l’expression qu’affiche son visage, je crois qu’il n’a plus beaucoup de patience en réserve. Et c’en est d’autant plus drôle. Alors je le fais tourner en bourrique, jusqu’à ce que finalement, il ait un soupçon d’intelligence. Oui… juste assez pour me coincer à la proue du bateau. Je recherche une ouverture du regard, pour tenter de m’y glisser, et le faire courir encore un peu, mais une paire de main sur mes épaules me cloue sur place. Impossible de fuir. Je tente de regarder qui c’est, et c’est… un avatar… putain, fallait que je tombe sur un type capable de créer un avatar… Merde.

Et là, il commence à être… flippant. Il s’approche de moi, lentement, et je sens que l’avatar se protège d’un potentiel coup là-où-ça-fait-mal.

- Des fous, j’en ai vu dans ma vie, mais vous … vous atteignez des sommets … Je pense que l’on va s’arrêter là, de toute façons, un peu plus tôt, un peu plus tard, je vais le faire pour que ce soit pas trop douloureux, je te rassure.

Je le laisse parler, le regardant droit dans les yeux. Faire ça pas trop douloureux hein ? C’est drôle, mais mourir, ça fait toujours mal de toute façon… Mais ce qui n’est pas agréable, c’est cette sensation froide, et dure dans mon dos. Comme si… une armure me séparait du corps de l’avatar. Je serre les dents, mon esprit s’affole. Je tente de me calmer. Après tout, c’est ce que je voulais.

- Et si je me mettais à jouer avec toi moi aussi ?

Je me mets à sourire. S’il savait le double sens que cela donne… Après tout, j’ai l’habitude que l’on joue avec moi et mon petit corps. Même si lui, je me doute bien que ce n’est pas dans ce sens-là, qu’il utilise le terme « jouer ». Je ferme les yeux, quelques secondes, soupire. Qu’il fasse ce qu’il veule, je m’en fou. Même s’il désire me voir souffrir. Si cela peut l’amuser… De toute façon, ce sera terminé après. Et je ne souffrirais plus.

« … Fais comme bon te semble. De toute façon, tu l’as bien dit. Un peu plus, un peu moins… De toute façon, je me suis condamné depuis que je t’ai suivi. »

Je rouvre les yeux, plonge mon regard dans le sien. Résigné. Décidé. Je n’oppose plus aucune résistance au clone. Je me laisse être une poupée de chiffon, dont il peut bien arracher les membres, si cela l’amuse. Qu’il laisse libre court à sa rage. Qu’il me tue, à petit feu. Et oui, je suis passé au tutoiement. Il l’utilise allègrement avec moi, alors je ne me gênerais plus, à ce stade-là. Après tout, il ne me reste que quelques minutes…

« Amuses toi. Laisses libre court à ton imagination. »

Je lui souris. Un sourire de défi, en réalité, pas celui, angélique, que j’utilise habituellement pour que l’on fasse ce que je désire. Je n’ai plus besoin de jouer à ce jeu-là, puisque de toute façon, il va le faire, qu’importe la suite, qu’importe ce que je pourrais dire ou faire. Alors je me tais. Et je ferme à nouveau les yeux.

« … Si tu pouvais juste éviter de trop abimer mon visage… »

J’ai toujours été fier de mon physique. Mais de mon visage, avant tout. Fin, féminin. Charmeur. Ce visage qui m’a toujours été utile, et qui m’a toujours sorti de mauvaises passes où je me fourrais en le faisant plus ou moins exprès. Là, en revanche, il ne me sert à rien. Ceci dit, je ne veux pas qu’il me serve à quoi que ce soit. Je ris doucement. Non, en effet. Mais ce n’est pas pour autant que je souhaiterais qu’il l’abime. Enfin… Une fois que je serais mort, je ne pourrais pas savoir s’il accède à ma requête ou non…

« Enfin… dans la mesure du possible, hein. »

Je baisse la tête. J’attends la sentence, j’attends la fin. Fais vite, je n’aime pas le suspens…


« Et sinon je confirme. Il n'y a rien de comparable entre ton frère et toi. Et je ne suis pas fou... je profite seulement de la vie. »


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Re: Chemin paisible, ou pas. - Mar 14 Jan 2014 - 20:53


Voila, il avait devant lui celle qui serait sa première victime de sa croisade, et le pire, au vu de la misérable résistance qu’elle imposait, et se sourire qu’elle arborait tranquillement, peut être un peu stressé, indiquait qu’elle n’attendait que cela …
Sa première victime en serait une consentante, que c’est ridicule …


« … Fais comme bon te semble. De toute façon, tu l’as bien dit. Un peu plus, un peu moins… De toute façon, je me suis condamné depuis que je t’ai suivi. Amuses toi. Laisses libre court à ton imagination. »

Ce fut un réflexe, le professeur soupira, elle était limite en train de l’invité à la torturer … Il posa sa main contre son visage et regarda simplement en l’air. Voir quelqu’un qui ne fait qu’attendre sa fin, qui ne veut pas survivre, il ne le voyait que dans des situations différents, lorsque, par exemple, la personne avait été torturer pendant des journées entières, lorsqu’elle souffrait le martyr et voulait juste ne plus souffrir ! Il ne pouvait pas croire qu’elle soit dans cette état juste car elle était acculée …

« … Si tu pouvais juste éviter de trop abîmer mon visage… Enfin… dans la mesure du possible, hein. Et sinon je confirme. Il n'y a rien de comparable entre ton frère et toi. Et je ne suis pas fou... je profite seulement de la vie. »

Elle avait la tête baisser, aucune volonté de vivre, il aurait presque eut honte de la tuer tellement elle était ridicule en cet instant. Mais il était trop convaincu que l’humanité était pourrie pour ne pas saisir cette chance de se débarrasser d’un dieu …
Pourtant il y eut un terme plus surprenant, elle venait de dire fou ?! Cela impliquait donc qu’elle était en fait … un homme ! Une tromperie de plus dans ses actions et propos ! Le regard du chevalier se durcit soudainement tandis qu’il faisait apparaître son armure complète, son casque masquait maintenant son visage.
Il s’approcha et frotta doucement son épée contre la joue du fou, faisant une entaille qui se mit à saigner.


- Fou ? … Tu serais donc un homme … Mon pauvre frère que tu as dupé … Et moi-même aussi …

Il avait enfin choisit quoi faire d’elle maintenant, et il fallait que ça se termine plus vite que cela, mais pourtant en posant la pointe de son épée au niveau du coeur de cet homme qui se fait passer pour une fille, il le regarda droit dans les yeux.

- Tu connais la sensation de sentir son corps se vider lentement de tout son sang ? De sentir ce dernier remplir lentement ton corps ?

Une mort très lente, il l’avait eut l’occasion de l’appliquer déjà quelques fois, pendant les premières traques à l’hérétique, il parait que c’était une solution qui servait à les faire réfléchir à leurs actes … Le long moment à attendre leur vie s’éteindre devait les contraindre à méditer leurs actes, à revoir nombre de fois leurs vies. Un bref sourire sous le casque et le chevalier appuya légèrement avec sa lame, faisant un petit trou dans le cœur de ce qui était finalement un homme, mais qu’importe.

-Bien, je pense que ça sera tout, maintenant tu n’as plus besoin de mon aide pour mourir, tu as juste à attendre quelques minutes …

L’avatar le relâcha et alla se poster à coté d’Alexander quelques mètres loin de la victime qui devait se vider de son propre sang dans son corps. Puis les deux retirèrent leur casque respectif et dirigèrent de nouveau leur regard inquisiteur vers ce manipulateur.

- Pour dire vrai, je ne comptais pas te tuer, mais tu étais trop bavard et trop curieux sur mes motivations … Mais puisque tu vas mourir … Je peux te dire que je pars en croisade contre le mal de ce monde. Je te laisse mourir sur le pont, et je jetterais ton corps pas dessus le bord dans la mer du nord quand ce sera fait, il ne devrait plus y avoir de trace de toi après cela. Après je peux toujours t’envoyer maintenant dans l’eau si tu souhaite te noyer avant de mourir d’anémie.




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Re: Chemin paisible, ou pas. - Ven 17 Jan 2014 - 21:12
Son corps se couvre d’une armure complète, comme son avatar, si j’en crois ce que je sens dans mon dos. Et juste avant que son casque ne me cache la vue de son visage, j’ai cru apercevoir un regard dur, presque haineux. Alors… en colère, chevalier ? Je souris. Et même lorsqu’il lève son épée au niveau de mon visage, je ne me défais pas de mon sourire. Même lorsque l’acier ouvre ma peau en une fine entaille, et que le sang coule sur ma joue, je continue de sourire. Quelle blague, d’apprendre que celle que l’on pensait être une femme tout ce temps est… un homme. Moi, cela me fait rire.

- Fou ? … Tu serais donc un homme … Mon pauvre frère que tu as dupé … Et moi-même aussi …

Je ris doucement. Bravo Sherlock, tu as deviné. Tu as enfin comprit la vérité qui se cache derrière tout cela. Enfin… pas vraiment, mais tout de même. Il a le mérite d’avoir su utiliser son cerveau l’espace de quelques secondes. Ou pas. Après tout, c’est moi qui ai dû lui donner la réponse.

« Je n’ai pas dupé Farell. »

C’est tout ce que j’ai à répondre, alors que la pointe de son épée vient se poser sur mon torse. Pile là où se situe mon cœur. Alors… cela sera aussi simple ? Le cœur fendu par le métal glacial d’une épée ? C’est… plutôt banal. Je m’attendais à mieux de sa part.

- Tu connais la sensation de sentir son corps se vider lentement de tout son sang ? De sentir ce dernier remplir lentement ton corps ?

Plutôt étrange. Plutôt contradictoire. C’est bizarre ce qu’il dit. Sentir son corps se vider de son sang, et en même temps le sentir se remplir de celui-ci ? Je ne comprends plus rien. Tout ce que je sais, tout ce dont j’ai la certitude, c’est que cela va faire mal. Que ce ne sera pas une mort rapide. Qu’il veut se venger, venger son frère. Et me faire souffrir. Pourtant… je n’ai rien à me reprocher. Pas de ma faute si la génétique m’a doté de ce physique. Pas de ma faute si l’on me prend pour une femme. Pas de ma faute que l’on se vexe lorsque j’ose dire que ce n’est pas la réalité. Je soupire, presse un peu plus ma poitrine contre le fil de l’épée. C’est limite si je ne m’embroche pas de moi-même. Vas-y, Urmanis, fais ce que tu as à faire. Fais ce que tu désires faire. Et tant pis si l’agonie est douloureuse. C’est bientôt terminé, tout ça… Et puis finalement, il appuie. Je sens la lame transpercer ma chair, ma cage thoracique, pour venir effleurer mon cœur. Je sers les dents pour retenir un cri de douleur, mais les larmes me montent aux yeux sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. Je refuse, cependant, qu’elles franchissent les murailles que forment mes paupières… Je garde les yeux grands ouverts, soutiens son regard, fièrement. Mais qu’est-ce qu’il doit s’en foutre, de ma fierté. Qu’est-ce qu’il doit s’en moquer que je me retienne de pleurer comme une fillette.

-Bien, je pense que ça sera tout, maintenant tu n’as plus besoin de mon aide pour mourir, tu as juste à attendre quelques minutes …

Et là, soudainement, je comprends le sens de ses paroles. La sensation de se vider de son sang, et sentir en même temps son corps s’en remplir. Je sens un frisson me secouer, je déglutis difficilement. Je sens ma chaleur quitter mon corps, petit à petit. Cela… doit sûrement être sensible à ce que l’on ressent lorsque l’on se fait vider de son sang par un vampire. Même si ceux-ci ne doivent surement pas exister… Enfin je n’en sais rien. Après tout, tout est possible ici…

La prise sur mes épaules se desserre, et mon corps tombe à genoux, sans que je ne puisse lutter pour rester debout. Je me sens lourd. Ça tourne. Je commence déjà à avoir froid… Je tente de me relever, de rester droit, digne. Mais en vain. Cela ne fait que plus souffrir. Je sens le sang couler de la fine fente qu'il a fait. C'est... horrible... Je force tout de même mon corps à répondre. Nouvelle pression. Il a sabordé le navire qu'est mon corps... voilà tout...

- Pour dire vrai, je ne comptais pas te tuer, mais tu étais trop bavard et trop curieux sur mes motivations … Mais puisque tu vas mourir … Je peux te dire que je pars en croisade contre le mal de ce monde. Je te laisse mourir sur le pont, et je jetterais ton corps pas dessus le bord dans la mer du nord quand ce sera fait, il ne devrait plus y avoir de trace de toi après cela. Après je peux toujours t’envoyer maintenant dans l’eau si tu souhaite te noyer avant de mourir d’anémie.

Qu’est-ce que je m’en fou de ses paroles. Je vais mourir, là. Je suis en train de salir le plancher du bateau. Faudra nettoyer après que mon cadavre a été déplacé. Pauvre capitaine, il va avoir du pain sur la planche… Je ris. Du moins j’essaye. Cela ne ressemble plus vraiment à un rire. Plutôt un bruit immonde, à cause du sang qui remonte dans ma gorge, dans ma bouche. Je sens un filet couler le long de mon menton. Je vais être tâché de cette belle couleur qu’est le rouge sang… C’est un honneur.

Peu à peu, je perds conscience. Tout devient flou autour de moi. Mais je veux encore lutter un tout petit peu. Le temps de lui répondre quelque chose. Quelques mots, qui ne viennent pas. Ou difficilement. Je dois… régler un dernier détail. Non. Mon corps ne disparaîtra pas. Sois en sûr, chevalier. On le retrouvera. Je le sais.

Je rassemble mes dernières forces, aussi faibles soient elles, et je lève les yeux vers lui, les plonge dans les siens. Ça secoue légèrement. Le bateau accoste. C’est le …

*Pars. Laisses moi ici.*

Dernière utilisation de mes forces pour mon don. Pour lui faire tourner les talons, m’abandonner là sans me jeter à l’eau. Je ne veux pas aller me faire bouffer par les poissons. Je mérite mieux que ça… Je …

Froid…

Noir…

Silence…


Un bruit mat du corps inerte qui tombe au sol. C’est terminé.
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Re: Chemin paisible, ou pas. - Sam 18 Jan 2014 - 15:06

« Je n’ai pas dupé Farell. »

Voila donc les derniers mots qu’il put entendre … Après cela la lame s’enfila de quelques centimètres et ressortit tranquillement. Le corps humains est tellement fragile sans protection … Il est tellement facile de le forcer à s’éteindre plus ou moins rapidement … Et cette fois c’était la solution longue qu’il appliquait, qu’il lui ai dit encore une fois un mensonge ou une vérité, il s’en moquait éperdument, l’important était qu’il se taise … Qu’il n’ai pas les moyens de dire ce qu’il avait vu et savait. Et d’autres mots, le faire disparaître, tout simplement.

C’était dingue comment il tentait encore de le défier alors que la mort l’emportait doucement, un dernier regard de défi, un rire, et pourtant c’était évident que l’agonie et le supplice de l’anémie se faisait ressentir rapidement, l’entaille n’était peut être pas aussi minuscule qu’il le pensait … Des larmes prêtent à couler, mais rien, juste un ultime regard en direction de son casque, n’espère pas voire les yeux bleu dans ce dernier à contre jour. Et ce gloussement, ou plutôt, ce rire noyer dans ses poumons par du sang, l’habitude d’être blessé, il l’avait lui. Il était évident qu’il fallait se vider les poumons, crachez, expulser le sang avant de parler ou de rire, c’était une personne étrange, sans visible habitude de combat, oui, c’était …
Après son petit discours sa victime acheva sa chute vers le pont du navire, ainsi c’était terminé, peut être qu’il restait encore quelques minutes de vie, non, disons plutôt une toute petite minute au mieux sans aide. Il s’avança vers lui, prêt à le saisir pour le jeter par-dessus bord, mais soudain il y eut comme une voie dans sa tête, des paroles simples, lui annonçant qu’il devait partir, il se retourna et alla pour s’apprêter à descendre, et c’est la que Arès le ramena à la réalité.

Son fidèle destrier était venu se placer à coté du cadavre, hennissant, attrapant ce dernier par le dos de la chemise. Le chevalier secoua la tête, il se demandait ce qui lui avait prit … C’était incompréhensible …
Mais maintenant qu’il était de nouveau conscient, il attrapa le corps sans vie et remarqua un détail intrigant, au pied d’Arès, quelques tâches de sang de ses crachats, mais une autres plus imposante, et les gouttes tombaient encore du … d’un doigt sectionné ? Il eut un sourire, malin pour se maintenir éveillé et laisser des traces de sa mort, dommage que ce soit si facile à remarquer. Par contre impossible de trouver ce bout du corps sur le pont … Il avait du rouler en dehors de ce dernier …
L’étalon recommença à s’agiter un peu, mais ce fut lui qui s’occupa de jeter le corps dans l’eau tandis que le blond s’attelait à nettoyer le pont avec quelques mouchoirs et un peu d’eau qui allaient directement rejoindre l’eau salé un peu plus bas. Puis se fut un plus gros bruit, celui d’un gros objet heurtant la surface agitée de l’eau salée, Arès avait enfin réussit, d’ailleurs il avait visiblement bien déchiré les vêtements, il fallait alors jeter aussi les morceaux par-dessus bord. Il regarda doucement le corps s’enfoncer dans les profondeurs froide et obscure de l’eau, l’avantage des trous, c’est que l’eau rentre et le corps ne flotte pas, pas besoin de l’alourdir !
Et soudain le pilote arriva derrière le chevalier.


- Oh ! C’est quoi ca ?

Le chevalier se retourna prudemment, avait-il mal nettoyer ? En fait à son regard il semblait plutôt surprit devant son armure, le chevalier se força à rire et se décida à utiliser un subterfuge pour justifier la soudaine absence d’une deuxième personne.

- Vous n’allez tout de même pas fuir comme l’autre en voyant ma capacité n’est-ce-pas ?

L’homme rit aussi, visiblement le chevalier s’était blanchi, ce qui le fit sourire, pour une fois qu’il réussissait à tromper quelqu’un … Le pilote lui avoua qu’il comprenait maintenant pourquoi il manquait une personne et annonça qu’ils étaient arrivé, qu’il pouvait descendre et demandait si il voulait qu’il l’attende pour le retour. Le chevalier attrapa son cheval par les rennes et l’entraîna vers la sortie, l’étalon refusait encore un peu et finit par se laisser faire suivant docilement, il agissait étrangement.

- Non, vous pouvez repartir, j’en ai pour nombre de jours, je ne sais pas moi même, j’attendrais votre prochaine venu pour revenir, ne vous en faite pas pour si peu.

Le voila qu’il partait, à son premier pas sur la terre gelée il savait que sa croisade commençait, mais il avait une dernière chose à accomplir avant tout cela, et après, la tâche de longue haleine pouvait commencer. Il avait vécut pour la guerre, se n’était qu’un retour au sources, son ennemis était même bien plus facile à distinguer que par le passé, c’est simplement tout ce qui a forme humaines qu’il doit abattre … Plus besoin de réfléchir à si il y avait des espions ou pas, si ce n’est pas sa propre personne ou son étalon, tout doit mourir par la langue acérée de l’acier.




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Re: Chemin paisible, ou pas. - Dim 19 Jan 2014 - 1:29
Depuis le début, il était là, caché dans la calle. Le fauve avait senti que quelque chose ne tournait pas rond chez son maître. Cela faisait quelques temps qu’il agissait étrangement. Et pourtant, il était hors de question de chercher à le contredire, ou le faire changer d’avis. Après tout, Asmodée était convaincu que son maître savait ce qu’il faisait.

C’est pourquoi il l’avait discrètement suivit sur cette drôle d’embarcation, et s’était aussitôt caché dans le premier endroit possible. Il était resté sage, jusqu’au bout. Jusqu’à ce qu’il sente son maître l’appeler, silencieusement. Jusqu’à ce qu’il entende les bruits de pas de l’inconnu s’éloigner.

Rapide, vif, il s’était dirigé jusqu’au corps gisant de Sven, comprenant avec horreur ce que son maître attendait de lui. Asmodée n’était peut-être qu’un once, mais il était loin d’être stupide. Il attrapa dans sa gueule la main de son ami, et d’un coup sec de la mâchoire, il lui sectionna un doigt, avant de retourner prestement se cacher, afin de ne pas se faire tuer à son tour. Il sentait, au fond de lui, que le salut de Sven ne dépendait que de ce pauvre petit bout qu’il restait de lui, à présent, et dont il devait prendre soin.

Quelques minutes plus tard, il entendit un bruit. Comme celui… d’un corps que l’on jette à la mère. Le cœur serré, il se terra dans l’obscurité de la calle, priant pour que l’on ne l’y trouve pas. Il écouta les bruits de pas et de sabots quitter le navire, puis ceux de l’autre humanoïde, retourner à son poste. Etrangement, il n’y avait pas grand monde sur terre, qui, à cette heure-ci, désirait rentrer à l’académie. A part Asmodée, bien sûr.

Le voyage de retour lui parut horriblement long. Plus long encore que le temps qu’il avait pu passer, enfermé dans cette cage, à l’animalerie, avant que la silhouette de son maître ne lui apparaisse, et qu’il ne croise ses grands yeux bleus dans lesquels il avait trouvé un reflet. Car Asmodée estimait que Sven était son égal parmi les humains. Et pour cela, il était prêt à tout pour lui. Et il le comprenait surement mieux que personne.

Alors il savait. Il savait qu’une fois rentré à l’académie, il allait devoir partir à la recherche de cette femme humanoïde à l’odeur de félin, pour lui remettre le doigt de son maître, pour qu’elle puisse tenter de faire quelque chose. Il n’était pas sûr que tout cela fonctionne, mais il devait au moins essayé, ne serait-ce que pour la mémoire de Sven. Et puis… s’il échouait, il allait sûrement devoir retourner à l’animalerie, et attendre que quelqu’un d’autre ne daigne voir en lui ce que Sven avait pu voir. Non. Il ne devait pas seulement réussir. Il devait réussir. Oui, c’est exactement cela…

Il devait tout faire pour réussir…
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Re: Chemin paisible, ou pas. - Dim 19 Jan 2014 - 11:29
Eh bien, en voilà des aventures très intéressantes. J'ai beaucoup apprécié ce rp, la différence entre les deux personnages, l'honneur et le jeu, c'était prenant. Je vous félicite tous les deux. Et ne t'inquiète pas Sven, Nelsha va bien s'occuper de toi. En tout cas, peut-être vaudra t'il mieux que les deux ne se recroisent pas tout de suite.^^

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