Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Was it a dream ?

 
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Rain

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Was it a dream ? - Mer 9 Oct 2013 - 0:49

Un baiser, aussi léger qu'une feuille et aussi bref qu'un courant d'air, fut déposé sur ses lèvres. Assise sur le bord de la fontaine, Rain demeurait figée, comme foudroyée sur place. Il fallait l'avouer, elle ne s'attendait pas à un tel geste de la part de Weiss, qui désormais reprenait sa route, après avoir prononcé quelques mots qu'elle entendit à peine. La jeune femme l'observa partir, une bouffée de chaleur envahissant son être. Comme si le baiser avait insufflé en elle une nouvelle volonté, un nouvel espoir. Quoi de plus gratifiant pour une arme que de recevoir une reconnaissance, une preuve de confiance, un indice d'affection ? Ses doigts vinrent effleurer l'eau claire de la Fontaine, froissant son reflet qui arborait un sourire faible, mais véritable.

C'était bon de se sentir revivre...

Les toits de l'Académie offraient une vue imprenable, mais Rain ne se souvenait pas avoir tant pris plaisir à observer l'horizon. Tout avait pris une couleur si vive, différant du monde noir et blanc qu'elle avait connu de son vivant. Oui, heureuse, elle l'était. Et elle ne s'en méfia même pas, naïve qu'elle était. Non, ce rêve avait été trop attendu pour qu'elle laisse les pensées sombres le détruire. Elle ne voulait plus penser au passé, et s'accrochait de toutes ses forces à cet instant, cet espoir que lui avait offert Weiss.

Ses pas la menèrent jusqu'au Port des dimensions. Les rondes qu'elle se devait d'effectuer avec l'acquisition de son nouveau rôle l'obligeaient à passer par là chaque jour. Et si habituellement, c'était le lieu qui lui procurait amertume, aujourd'hui il n'en était rien. Cela ne l'empêcha pas de se concentrer sur son boulot, au contraire, Rain le fit avec la sensation d'avoir un fardeau en moins, ce qui n'était franchement pas désagréable. Ce fut là qu'elle la vit, en suivant l'indication d'un repenti, cette silhouette debout seule sur le quai, visiblement prête à emprunter l'un des bâteaux à disposition. Un élève, nouveau visiblement. Encore un qui n'avait pas lu le règlement.

D'un pas assuré, la membre du Conseil se dirigea donc vers l'apprenti-dieu. Elle marcha sur quelques mètres, avant de se décider à l'interpeler.

- Le port n'est pas accessible aux élèves non-accompagnés, veuillez décliner votre identité, jeune homme.

Le vent marin chatouillait son cou, lui rappelant l'absence exceptionnelle de son écharpe. Et soudain, la jeune femme s'arrêta dans sa progression, à une dizaine de mètres de l'homme devant elle. Ses yeux s'ouvrirent plus grand, incrédules et surpris à la fois. Ce visage... Non, elle devait halluciner. Ses mains se resserrèrent en poings de chaque côté de son corps. Ce n'était pas possible. Cela ne pouvait être lui, même s'il était mort. Était-ce un rêve ? Ou plutôt un cauchemar ? Elle ne savait pas. Son coeur avait froid et chaud à la fois. C'était une sensation bizarre. Droite comme un piquet, elle se sentait paralysée, privée de tout mouvement, perdant ses moyens sans parvenir à les retrouver. La présence de cet homme devant elle était à la fois... la meilleure chose et la pire chose qu'elle pouvait espérer.



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Re: Was it a dream ? - Sam 12 Oct 2013 - 18:13
Eden se tenait là, accroupi derrière un grand frêne, reprenant son souffle. Il en avait bavé pour y arriver.
Tout cela résultait d’une petite idée qui germait dans son esprit depuis sa renaissance. Certes, il vivait dans un endroit paradisiaque, sans mauvais jeu de mot. Cependant, ce n’était pas suffisant. Du moins, cela ne pouvait résoudre tous les problèmes qu’il avait soulevés sans pouvoir les résoudre soixante années auparavant. Rien que ça. M, était l’un de ces problèmes si ce n’est le principal, le primordial. Eden ne savait pas vraiment où il en était sentimentalement parlant. Plutôt gênant lorsqu’on est la divinité de l’Amour, hm ? Inconsciemment, il voulait chercher M., recouvrer la mémoire et enfin savoir à quoi s’en tenir avec les autres résidants de cette académie. En bref, il devait « descendre ». Retourner sur cette Terre.
Le jour où cette pensée avait éclot, il était allongé à côté d’une déesse du même âge que lui. La tête sur l’oreiller, il regardait les étoiles à travers la baie vitrée. Seules leurs respirations troublaient le calme ambiant. Il comprit. Descendre ? Il le ferait. Le lendemain.
La journée de cours qui suivit fut difficile. Notamment à cause de l’impatience et des courbatures causées par son propre entraînement physique exigeant. Il travaillait sans cesse sa souplesse, sa vitesse et sa furtivité. Sa force, elle, tout comme ces talents de destructions étaient minimes comparés aux autres élèves. Il fallait donc qu’il compense. Mais à quoi bon être discret si l’on est remarqué par son physique ? Cela ne servait à rien, naturellement. A rien à la lumière du jour, c’était sûr.  Agir de nuit était donc essentiel. Il en convient durant le cours d’histoire.
A 19 heure, il alla se chercher de quoi se sustenter à la cafétéria. Poulet au curry et riz blanc. Rien de bien original mais au moins, ça lui tiendrait au ventre. C’était déjà un bon point. Pour une fois, il mangea seul ce qui, il le savait, était déjà suspect. Personne ne vint s’asseoir à sa table, dans l’angle droit, à côté de la porte. L’appétit n’était pas vraiment au rendez-vous. L’émotion, sûrement. Il trouvait cette pensée stupide : comment lui, Eden Grace, pouvait-il être perturbé par un quelque chose d’aussi minime ? Il expira. En débarrassant son plateau, geste anodin dont il se dispensait lui-même d’habitude,  il fit bien intention de ne croiser le regard de personne et ceux, même s’il portait ses lunettes de soleil. La vue de leur regard risquerait de le troubler davantage. C’était inacceptable. Il remonta dans sa chambre et y passa trois heures et demies. Un temps plus que conséquent lorsque l’on sait qu’il l’a passé assis face au miroir de sa chambre, mue dans un mutisme complet. Ses propres yeux étaient confrontés à sa propre vue. Ce simple regard lui provoquait des maux de têtes mais peu importait. Il pouvait se voir, sous toutes ses facettes en même temps. Si quelqu’un se trouvait avec lui en ce moment, alors une facette serait plus visible que les autres. Mais pour l’instant, tout n’était qu’une sorte de patchwork sans cesse mouvant où s’accumulait nez, bouches, oreilles, cheveux, expressions faciales et tant d’autres éléments de ses physiques. Fascinant.
Le vent froid l’extirpa de son auto-contemplation à 22 heure 37, précisément. Il se leva doucement, rejoignant la salle d’eau. Il fit couler un bain d’eau chaude avant d’y entrer avec précaution. Quinze minutes plus tard, il se tenait nu, devant son armoire, choisissant les vêtements adéquats pour … pourquoi au fait ? Pour l’occasion. Mais quelle occasion ? C’était typiquement le genre de questions qu’il évitait de se poser. En deux trois mouvements, ce fut décidé. Il enfila son holster par-dessus son tee-shirt blanc au col large. Il y glissa Psyché, son colt.45, et de l’autre côté Léthée, sa dague-miroir. Un blazer noir, un tee-shirt blanc au col large, un collier long en métal et ses victoria rouges. Il attrapa ses lunettes, les enfila puis se dirigea vers la porte. Il faillit oublier son sac à dos en cuir et son contenu (des vivres, une lampe-torche, des affaires de rechanges et des Divis.) Si quelqu’un venait vérifier s’il était bien dans sa chambre... Il était dans de beaux draps. Quoique, qui sait, il ne reviendrait peut-être pas. Qui sait.
Il mit en pratique tous les enseignements qu’il avait acquéri au cours de ces nombreux cours de combats, survie et autre. Le tout combiné à une chance presque insolente fit qu’il se trouva en moins de dix minutes à l’extérieur. L’air froid de ce début d’automne aurait pu lui glacer le sang. Mais il n’en fut rien, l’adrénaline faisait des ravages en lui. Il traversa l’Académie de part en part en se cachant des lampes-torche des « Repentis-patrouilleur ».  Il manqua plusieurs fois de se faire prendre, aux abords du parc aux abricots et vers la place de l’horloge. C’était tout juste. Eden savait qu’il approchait de très près de son objectif : le port aux dimensions. D’après ses estimations, ce dernier se trouvait à une bonne centaine de mètres. Puis, soudain, il entendit le bruit de pas de quelqu’un approchant dangereusement vers sa personne.
En une contorsion et une cambriole (qui ressemblait fort à un salto), il se trouvait assis derrière un grand frêne, tout pantelant et essoufflé.
Il attendit quelques minutes, s’assurant que personne ne viendrait. L’incube se leva, titubant, puis se remit en marche. Il approchait tant de son but ! Il était réellement excité à l’idée de retourner dans La Réalité. Mais alors qu’il se réjouit, il sentit une présence dans son dos. Bien trop tard. Une voix féminine déchira le silence :
« Le port n'est pas accessible aux élèves non-accompagnés, veuillez décliner votre identité, jeune homme. »
« Et merde » ne put-il s’empêcher de formuler. Il hésita à l’idée de sortir Psyché. Il n’était pas un excellent tireur mais…  « Très mauvaise idée. Cette fille va me dézinguer. » Il ne lui restait qu’une dernière option : le charme. Il se retourna, tout étonné qu’elle ait pu le voir dans le noir aussi rapidement. Néanmoins, il sentait que quelque chose clochait. D’habitude, les personnes qui le regardait étaient moins.. Moins.. Rigides. Sa vue ne laissait jamais froid. Ô Deus, jamais.

Il posa ses prunelles sur elle et ne lui répondit pas. Quelque chose clochait. L’exaltation habituelle n’était pas là. « Merde... » Il voulait toujours partir au loin, très loin mais ses pieds étaient plombés. Il reprit son courage à deux mains et la fixa à nouveau.
« Je te retourne la question. » fit-il en rassemblant les dernières bribes de courage qu’il lui restait.
 
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Rain

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Re: Was it a dream ? - Mer 13 Nov 2013 - 1:38
Et voilà comment tout pouvait basculer en un instant. Si un semblant d'espoir avait fait son apparition dans sa vie, la flamme de celui-ci venait d'être balayée par une violente bourrasque. Son monde venait de se plonger à nouveau dans le noir (et ce n'était pas parce qu'il faisait nuit !), et cet homme, Nance, debout à quelques mètres d'elle, semblait représenter ce repère qu'était la lune pour les voyageurs nocturnes égarés. Mais il n'y avait là aucun espoir. Aucune chaleur. Ses mots. Les mots qu'il prononça en premier la déboussolèrent. C'était bien le seul qui pouvait provoquer un tel effet chez elle, d'ailleurs. Il n'était pas n'importe qui. Il ne faisait pas partie de son monde, il était son monde. Il était ce tout qui la constituait. Il était la condition de sa propre existence.

- Comment ?

Comment cela il lui retournait la question ? Quelle question, d'ailleurs... ? Bon sang, avec tout ce remue-ménage intérieur, la membre du Conseil en avait oublié pourquoi elle était là ! Oui, à la base, la jeune brune s'était pointée pour jouer son rôle habituel, qu'elle endossait avec aisance et facilité. Actuellement, si on omettait le fait qu'une femme armée de katana restait effrayante, elle ne l'était pas plus qu'une collégienne d'un anime à l'eau de rose quelconque. Bon, en admettant que l'on fasse aussi abstraction de sa tenue de mafieuse, sa cicatrice barrant allègrement sa joue droite, ses rangers tâchées de boue et de sang séchés, ainsi que son mètre septante-sept (ou soixante-dix-sept, roh). De toute manière, Nance, le véritable Nance, n'était pas susceptible de la craindre. Même s'il ferait mieux...

Son corps s'était remis en mouvement. Ce ne fut que lorsque ses pas accélérèrent la cadence que Rain s'en aperçut. Elle franchit la distance restante qui la séparait du brun qui se tenait devant elle. Mais ce ne fut pas pour le serrer fortement dans ses bras comme l'exigeaient beaucoup de retrouvailles dramatiques dans le genre, non... Sa main vint saisir le jeune homme par le col tandis que l'autre se resserrait en un poing que Rain lui colla magistralement dans la figure. Pas avec le Contrôle des Limites par contre, il ne méritait pas de mourir une énième fois. Non, cette fois il n'ira nulle part, il n'aura plus aucune échappatoire. Cette fois il allait devoir l'affronter. Face à face.

Pourquoi l'avait-elle frappé déjà ? Parce qu'elle en ressentait le besoin depuis longtemps et depuis les profondeurs de son âme ? Admettait-elle ainsi avoir été blessée ? Par extension, cela voulait donc dire qu'elle admettait l'existence de tout ce qui s'était passé. Pourtant elle avait essayé, longuement, de se persuader elle-même que tout cela n'était qu'un mauvais rêve. Qu'il ne lui avait pas menti, qu'il ne s'était pas servi de sa personne, qu'il ne l'avait pas trahie, qu'il l'aimait... pour ce qu'elle était. Finalement, la membre du Conseil ne pouvait se mentir à elle-même.

Le visage de la jeune femme était demeuré de marbre. Elle esquissa quelques pas, juste de quoi rejoindre celui à qui elle venait de mettre un pain. Si seulement elle savait qu'elle avait affaire à un inconnu... Il n'était pas tard pour lui faire comprendre les choses mais il ne lui était plus possible de s'en rendre compte seule désormais. De la colère, beaucoup de colère, assez de colère pour l'aveugler en bonne et due forme. Une colère froide, rendant son regard aussi chaleureux qu'un iceberg. Et son regard pesait lourdement sur sa victime du moment.

- Jamais... Ne me tourne plus jamais le dos. Ne me fuis pas. Ne me mens pas. Je n'ai besoin que de ta promesse, Nance, et ensuite...

La dureté de sa voix sembla s'estomper tandis que leurs regards se croisaient.

- ... je te pardonnerai.

Non, décidément, la conclusion se faisait sentir à des kilomètres. Comment pouvait-elle en vouloir éternellement à celui qui l'avait éveillée et sauvée ? Sans lui, Rain ne serait pas morte, certes, mais elle ne serait pas non plus celle qu'elle était aujourd'hui. C'était ainsi avec elle, peu importaient les circonstances, jamais elle ne pourrait oublier ce qu'une personne avait fait ni ce qu'elle n'avait pas fait. Mais Nance était une exception. Le perdre ébranlerait son monde tout entier. Seulement, à quoi bon se débattre lorsque au fond de nous, la vérité se faisait aussi claire que la lune haut perchée dans le ciel ? À part se faire encore plus de mal, sans doute rien.

[HRP : Vraiment désolée pour le retard .w.]



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Re: Was it a dream ? - Sam 19 Avr 2014 - 21:23
Nan!!! Je refuse! Je voulais la suite moi, c'est pas juste. Rien que pour ça, ça mériterait que je mette zéro. Enfin, pour le coup, je suis franchement frustrée de pas avoir la suite.

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Re: Was it a dream ? -
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