Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 Le sang de l'Aigle

 
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Le sang de l'Aigle - Dim 31 Mar 2013 - 16:39
Alban marchait d'un pas lourd dans le préau. Il lui sembla que la distance à parcourir était beaucoup plus grande qu'à l'aller. Son costume d'Aigle Noir pesait sur ses épaules. Peut-être parce qu'il était trempé ? Pas que par de l'eau d'ailleurs. Sur son flanc gauche, une grande tache rouge s'étendait. Il appuyait sur sa plaie, pour qu'elle saigne moins. Il avait d'autres entailles, mais moins importante que celle-ci, qui se trouvait juste en dessous de sa cage thoracique. Il ne comptait pas se rendre à l'infirmerie, il détestait cet endroit plus que tout. Le mieux était de retourner dans la chambre, puis s'il récupérait assez vite de retourner en cours.

L'endroit était désert. La plupart des élèves étaient en classe à cette heure. Tant mieux, il préférait rester discret.

L'aigle Noir se retourna : personne derrière, mais il avait laissé des traces de sang sur le sol. Il allait devoir revenir pour les essuyer. Pas question de laisser une piste menant au corps du traitre. Alban s'était donné assez de mal pour s'en débarrasser. S'il était retrouvé, il serait certainement conduit à l'infirmerie puis soigner. Il aurait alors une deuxième occasion de quitter l'académie.

Alban n'en pouvait plus de marcher. Il se sentait faiblir et dût s'asseoir contre le mur à sa droite. Dommage, il était presque arrivé au bout du préau. Il devait lui rester cinq ou six mètres avant la porte de sortie, mais il n'avait même plus la force de les parcourir. Enfin, il pouvait déjà s'estimer heureux d'être en vie. Beaucoup seraient morts en affrontant un adversaire aussi redoutable.
Alban se remémorait les évènements du matin, regrettant sa curiosité.

*****

Alban se leva à l'heure habituelle. Une journée banale, le temps était plutôt ensoleillé. Il s'habilla et prépara ses affaires. Mais pas pour les cours : il n'avait rien à prendre pour ça. Ce qu'il transportait avec lui, c'était son costume d'Aigle Noir. Il pouvait en avoir besoin n'importe quand. Il y avait des renégats infiltrés à l'académie, ou des gens qui voulaient les rejoindre, c'était certain. Et ils pouvaient frapper à tout moment, alors il fallait être prêt. Donc Alban devait toujours avoir son équipement pas trop loin, car il voulait éviter de prendre parti en tant qu'Alban. Il risquait de s'attirer des représailles de la Guilde Noire, alors que l'Aigle Noir personne ne savait vraiment qui il est.

Il se rendit au bâtiment des classes, sa valise en main. Il s'apprêtait à rentrer quand il remarqua quelque chose d'inhabituel : un homme habillé d'une large veste noire, qui devait être un élève, prit la direction opposée. Il était impossible qu'il aille à la bibliothèque, elle était exceptionnellement fermée. Donc il allait de toute façon à un endroit où il n'avait pas à être là à cette heure. Très suspect, cet homme.

Alban le suivit, il voulait savoir ce que cet individu manigançait. Il n'avait pas l'air du genre à rendre visite à une grand-mère pour offrir des fleurs. D'ailleurs il prit la route menant au port. Une grand-mère dans le monde humain. Sûrement pas. Alban passa le portail à son tour. Ensuite, il se cacha derrière un buisson pour enfiler son costume d'Aigle Noir.

Arrivé au port, l'homme en rejoignit un autre. Ils parlèrent doucement mais Alban, caché derrière des caisses, put quand même entendre.

"Voilà ce que vous m'avez demandé. Je peux rejoindre le monde des humains maintenant ?"

Alban ne pouvait pas voir ce que l'homme avait donné à l'autre. Il observait la scène grâce à un petit espace entre deux caisses, mais l'homme au grand manteau était de dos.
L'autre lui répondit :

"Pas tout de suite. Tu dois encore faire quelque chose avant de nous rejoindre. Il y a un taré qui se déguise en super héros et qui se fait passer pour le justicier de la Deus Académia. Il se dénomme Aigle Noir. Ta mission est de l'éliminer."

"Bien, Jhoken."

Jhoken ?! C'était vraiment lui ? L'homme au manteau s'accroupit en signe de respect et Alban put apercevoir la tête de son ennemi encore inconnu jusqu'alors. Des cheveux verts ? Quelle horreur ! La Guilde Noire n'avait donc aucun gout ?

Jhoken disparut subitement et l'homme se releva. Il repartit en direction du préau, mais il se stoppa net quand l'Aigle Noir lui cria :

"Tu pars à ma recherche ? Si oui tu te trompes de direction."

Alban vit pour la première fois le visage de l'homme qu'il suivait depuis tout à l'heure. Il avait une mine dure et autoritaire, ainsi qu'une cicatrice qui traversait son visage en diagonal. Il lui rétorqua :

"C'est bien, tu m'évites des trajets inutiles."

Puis il fondit sur le jeune ténébreux, mais sans arme. Alban pensa alors qu'il avait gagné d'avance, mais il avait tort. Et de loin.
Alan eut à peine le temps de voir la lame qui s'enfonça dans son ventre. Son ennemi visait le cœur, mais l'Aigle Noir avait réussi à dévier la trajectoire de son bras et à lui enfoncer une de ses plumes à pointe dans chaque épaule. Mais il avait subit une blessure bien plus important que son adversaire ce qui le mettait en position de désavantage.

Les deux opposants reculèrent. Le sang d'Alban coula sur le sol. L'homme étrange lécha le sang sur sa lame et s'exclama :

"Hmmm, le sang de l'Aigle..."

À cet instant, Alban remarqua un fait troublant : la lame n'avait pas de poignée, elle sortait directement de sa main. Alors c'était ça son pouvoir. Quel adversaire effrayant.

Alban prit son fusil à pompe accroché dans son dos. Finie la rigolade. Les deux voulaient en finir avec ce combat. L'homme retira les plumes de ses épaules puis courut de nouveau vers Alban, mais encore plus vite. Cette fois il lui balança un coup de pied sauté dans les poumons. Son pied était extrêmement dur, comme du métal. Alban voulut tirer avec son fusil, mais il n'eut pas le temps. Son ennemi était trop rapide.

L'Aigle Noir s'effondra sur le sol. L'homme ricanait de sa victoire si facile. Il dit :

"J'aime voir le visage de mes victimes."

À ces mots, il retira le masque du justicier. Alban rétorqua :

"Moi aussi."

Il regarda son ennemi droit dans les yeux. Celui-ci se figea, puis commença à se frapper lui-même. Alban leva son canon vers sa tête et tira. Les lambeaux volèrent sur le sol et le cadavre s'affaissa. Alban avait gagné, mais uniquement grâce à l'erreur de son adversaire. Il n'aurait certainement pas cette chance la prochaine fois. Il ramassa son masque et le replaça sur son visage.

Il dut creuser un trou dans le sable un peu plus loin avec ses mains. La tâche se révéla difficile. D'autant plus qu'il ne devait oublier aucun morceau du traitre. Quand il eut fini, il commença à pleuvoir. Tant mieux, ça nettoierait le sang. Il se dit qu'il ferait mieux de rentrer au plus vite, sinon on allait remarquer son absence.

*****

Il était là, assis contre le mur et se vidant de son sang. Il était désespéré, il ne savait pas s'il allait s'en sortir. Puis il entendit un bruit. Quelqu'un ouvrait la porte.
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Re: Le sang de l'Aigle - Lun 1 Avr 2013 - 11:18
L'ironie de la situation n'échappait pas à Léa, malgré son profond retrait en elle-même. Maintenant qu'elle avait les capacités de suivre n'importe quel cours au milieu d'une classe sans être dérangée par les pensées des autres, elle séchait plus que jamais. Ces professeurs inutiles et stupides ne l'intéressaient plus, en supposant que cela fut différent un jour. Ce n'était pas eux qui allaient répondre à ses questions, sans doute pas plus que la directrice ou son nouveau collègue. Alors à quoi bon perdre son temps sur une chaise à écouter des choses qu'elle connaissait déjà pour la plupart ?

Le problème était qu'elle ne savait guère où trouver ses réponses. Ou plutôt qu'elle avait une piste, mais celle-ci ne semblait pas très conseillée. Du coup, entre deux passages à la bibliothèque, elle traînait au hasard dans l'académie, espionnant sans se gêner les pensées des gens qu'elle croisait, des fois que l'un d'eux ait des informations intéressantes. Elle doutait d'avoir la moindre chance, les élèves ne pensaient pas forcément aux mêmes choses qu'elle, mais ça ne coûtait pas grand chose de tendre l'oreille psychique.

Manque de bol, l'accès aux livres était impossible pour le moment, une fermeture stupide pour une raison obscure rendait la bibliothèque hors service. Même si la jeune fille ne croyait pas une seconde pouvoir obtenir un livre susceptible de lui répondre là-bas, elle n'avait pas de meilleure piste sûre. Du coup, en attendant la réouverture, elle décida de profiter du temps grisâtre pour marcher dehors. Les autres élèves étaient en cours ou en tout cas à l'intérieur, vu la menace de la pluie, donc elle serait tranquille.

Cela faisait longtemps qu'elle n'était pas retournée dans le monde des humains. Depuis la première mission avec Isanagi en fait. Et elle ne comptait pas spécialement changé ça. Mais l'image de l'océan ballotté par le vent et la pluie prochaine lui plaisait, alors elle décida d'aller flâner du côté du port. Ouvrant une des portes donnant sur le préau qui conduisait ensuite à sa destination, elle entendit l'eau du ciel qui s'était mise à tomber, entrecoupée de pensées pour le moins frappantes.

Léa resta sur le pallier à assimiler ce qu'elle sentait. A côté des histoires de coeur stupides des autres élèves, de leurs interrogations sur ce qu'ils allaient manger, ou encore de leurs paris imbéciles sur qui gagnera entre Colombe et Isanagi la prochaine fois, ça changeait. Là il était purement question de douleur physique et de désespoir. Quelqu'un était blessé, sévèrement même, et doutait de sa survie. Une attaque de la Guilde Noire ? Etait-ce un élève de l'académie ou un renégat ? Impossible à dire.

Relevant un peu la tête tout en sortant, elle aperçut le propriétaire de ces pensées, écroulé contre le mur et faisant grandir une belle flaque de sang. Le spectacle ne faisait ni chaud ni froid chez Léa, qui avait construit un magnifique mur d'indifférence et de protection face à ce genre de choses. Tout comme la pluie qui lui dégringolait dessus maintenant, collant ses cheveux contre ses épaules, ainsi que sa longue robe bleue. Elle s'approcha d'un pas méfiant vers le blessé, qui était bizarrement vêtu, le visage dissimulé sous un masque. De quel époque il venait celui-là ? Enfin peu importait. Elle ne comptait pas l'aider tant qu'elle n'en saurait pas davantage. C'était un apprenti dieu, ou même un dieu tout court, il tiendrait bien assez pour lui répondre. Après tout, ils n'étaient plus des humains faiblards.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Sa voix était parfaitement maîtrisée, un magnifique son rempli d'une neutralité indifférente. Léa aurait pu demander l'heure sur le même ton sans soucis. Bien sûr elle veilla à se focaliser en grande partie sur les pensées du blessé, afin de détecter un éventuel mensonge, tout en gardant un minimum de concentration sur l'environnement. Pas question de se faire attaquer dans le dos, ce serait bien bête. Si une menace se trouvait dans les environs, elle capterait ses pensées et pourrait réagir en conséquence. Après tout, ce type ne s'était sûrement pas blessé tout seul, peut-être que son adversaire était encore dans le coin.
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Re: Le sang de l'Aigle - Ven 26 Avr 2013 - 18:58
HRP:
 


Cette fille avait l'air méfiante. En même temps, quand on croise un type déguisé qui ne sait plus marché et qui est recouvert de sang, il y a de quoi se poser des questions. D'ailleurs elle l'interrogea sur ce qui s'était passé. Il ne pouvait pas lui dire la vérité, inutile d'inquiéter les élèves avec ces histoires de renégats infiltrés dans l'académie, ça ne ferait que circuler les rumeurs. Et ça avertirait les espions qu'ils avaient été découverts, surtout. Alban comptait les éliminer avant qu'ils s'y attendent. Pour l'instant, l'Aigle Noir n'avait pas vraiment fait parler de lui, et c'était très bien comme ça.
Le pire aurait été qu'on découvre sa véritable identité. Il serait devenu la cible de la Guilde Noire et n'aurait pas survécu longtemps avec autant d'ennemis à ses trousses. Il devait rester caché derrière son masque à tout prix. Mais pour le moment, il devait s'occuper de sa blessure. Elle était sérieuse. Le saignement ne s'arrêtait pas.

Il répondit à la fille sur un ton hautain et ironique :

"Alors, on ne dit pas bonjour ?"

Puis pour répondre à sa question, il déclara :

"On va dire que je suis tombé dans les escaliers..."

N'importe quel abruti aurait vu au premier coup d'œil que ce n'était pas vrai. Mais il espérait que cela couperait court à l'interrogatoire de la fille.

Alban se releva tant bien que mal, puis essaya de rejoindre la porte qui se trouvait à peine à quelques mètres de lui. Mais cette distance pourtant si petite lui semblait énorme. Il fit un pas, puis un deuxième, mais ne parvint pas à en faire un troisième. Ses jambes lâchèrent sous son poids et il s'écrasa sur le sol. Son énergie le perdait et la douleur à son ventre ne faisait que s'accroître sans cesse. Là, il eut peur. Non pas de sa blessure ou de sa douleur, ni même de la mort, mais de ce qui aurait pu le soigner de toutes ces choses. Et si la fille l'y emmenait ? Ce serait une catastrophe. On lui enlèverait son masque, on le questionnerait,... Et surtout, il y avait des médecins, ces horribles charcutiers, dans cet endroit qu'Alban haïssait tant. Ils grouillaient comme des fourmis dans leur antre.

Alban eut juste la force de marmonner, toujours au sol :

"Pas... Pas l'infirmerie..."

Il restait à espérer que la fille comprenne cette bribe de phrase et applique la consigne d'Alban. Sinon...
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Re: Le sang de l'Aigle - Lun 6 Mai 2013 - 10:48
Concentrée sur les pensées du blessé, Léa écoutait ses réponses. Il était clair qu'il ne voulait pas dire la vérité, mais son esprit le faisait à sa place. C'était rapide, sans doute à cause de son état, mais elle arrivait à capter l'essentiel. Des infiltrés apparemment, et une histoire de véritable identité. Sans doute que ce type s'amusait à jouer au super héros avec son masque et tout. Aucun intérêt pour elle. En revanche, le lien évident avec des renégats l'intéressait au plus haut point. Il y en avait ici, dans l'académie ? Ce serait fort pratique, elle n'aurait pas besoin d'aller en chercher à Pampelune les olivettes !

La jeune fille ne releva pas la raison stupide que donna l'autre pour expliquer son état, ça n'en valait pas la peine, et il serait bien abruti de croire qu'elle puisse se contenter de ça. Elle le regarda se lever et tenter de rejoindre la porte, sans succès évidemment. Pas besoin d'être un médecin pour comprendre qu'il ne pourrait pas y arriver, même avec toute la bonne volonté du monde. Il avait de sérieuses blessures, même pour un apprenti dieu. D'ailleurs un humain y serait déjà passé. Elle attendit qu'il s'en rendre compte par lui-même en s'écroulant à terre, espionnant toujours ses pensées.

Cette fois, il n'était pas question de renégats mais de... médecins justement. Apparemment ce type ne souhaitait guère les approcher pour une raison obscur. Et la peur d'être démasqué. Quelle idée aussi de jouer un rôle caché... au moins quand on agit à visage découvert on ne risque pas de craindre d'être reconnu, on s'en fiche. Soupirant devant la stupidité divine des gens, Léa rejoignit le blessé qui n'était guère allé loin et s'agenouilla à côté.

- J'suis pas médecin et ya personne dans le coin pour te soigner, mais bon si tu préfères agoniser comme tu veux.

Chacun son trip après tout. Ce n'était pas ça qui l'intéressait pour sa part.

- Qui est infiltré ici ? Ils sont plusieurs ? Et dans les environs ?

Ca c'était déjà bien mieux. D'ailleurs, gardant un oeil sur monsieur masqué, l'apprentie déesse gardait son pouvoir déployé autour d'elle, surveillant d'éventuels pensées inconnues et hostiles.


Spoiler:
 
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Re: Le sang de l'Aigle - Jeu 9 Mai 2013 - 11:43
Une curieuse, cette fille. Mais pourquoi voulait-elle savoir ça ? Et surtout, comment elle savait que des renégats étaient infiltrés ? Le plus étrange était qu'elle posait la question juste après qu'Alban y ait pensé. Un hasard ? Alban ne pouvait le croire. Cette fille devait pouvoir lire dans ses pensées. Un pouvoir effrayant, mais pas incontrable. Car comme les pensées sont comme les livres, on ne peut pas toutes les lire, et ce pour deux raisons : il y en a trop et elles ne sont pas toutes exprimées dans un langage qu'on connait. Alban s'efforçait de penser en français, et non pas dans le langage de l'académie. Il restait à espérer que la fille ne parle pas français. Il essayait aussi de ne plus évoquer d'images dans sa tête.
Peut-être que tout ceci était vain, car si cette fille captait des idées et non des mots, alors elle comprendrait quand même ce qu'Alban pensait. Mais si ça fonctionnait, il pourrait alors mentir librement.

En maintenant ses efforts mentaux, il répliqua à la fille :

"Je n'en sais rien. Comment pourrais-je savoir ça ?"

Ce n'était pas vraiment un mensonge. Alban supposait qu'il y avait d'autres renégats infiltrés, mais il ne savait pas encore qui. En tout cas, il ne devait pas y en avoir dans les environs. Enfin, en principe. Leur nombre était bien entendu inconnu d'Alban. À bien y penser, Alban n'avait pas beaucoup d'informations à propos de ceux qu'il chassait. Enfin maintenant il avait vu le visage de Jhoken... non, il ne devait pas penser à ce qui s'était passé un peu plus tôt. Il devait se concentrer sur autre chose. Sa situation, par exemple. Il était en bien mauvaise posture : étalé sur le sol à côté de cette fille à l'affiliation douteuse, à refuser l'infirmerie alors qu'il était mourant. Pour résumé, il était à la merci de cette jolie minette.
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Re: Le sang de l'Aigle - Jeu 27 Juin 2013 - 13:10

L'académie était connue pour permettre à tous de se comprendre, alors peu importait la langue dans laquelle on pensait ou parlait, ça revenait au même. De base Léa parlait italien, mais ça n'empêche pas à ceux qui n'avait jamais parlé ou même entendu la langue de savoir ce qu'elle voulait dire. Heureusement d'ailleurs, s'il n'y avait pas cette compréhension mutuelle l'école ne pourrait pas exister. Cela permettait en prime de se comprendre malgré les différences d'âge et d'époque. Alors qu'Alban pense en français, en japonais ou en martien, ça ne changeait rien, la jeune fille le comprenait.

Elle sentit donc qu'il essayait d'imaginer un stratagème pour la feinter. Finalement certaines personnes avaient raison, contrôlé son domaine divinatoire pouvait être très utile. Dommage qu'elle ne soit plus vraiment en état d'apprécier la chose. En tout cas, rien que le fait de penser à lui mentir et d'essayer de trouver une astuce pour y arriver suffisait pour qu'elle sache qu'il fallait se méfier et redoubler d'attention sur les pensées ciblées. Ce qui n'était plus difficile depuis qu'elle avait appris à le faire.

Le blessé mentit donc, enfin à moitié. Il connaissait certaines informations mais pas toutes. Jhoken... ? C'était l'espèce de clown qui avait rejoint Isanagi et dont elle avait vu le portrait au Tartare. Quel rapport ? Et pouvait-elle utiliser ce type pour atteindre l'ancien directeur ? Peut-être... Apparemment l'élève l'avait rencontré mais ne souhaitait guère s'étendre sur le sujet, même mentalement. Dommage. Sans doute était-il responsable de ses blessures.

Enfin si elle voulait en savoir plus, elle n'avait que deux solutions : le torturer ou l'aider. Même si la première possibilité ne lui faisait ressentir absolument rien, elle n'était pas tombée assez bas pour faire une chose aussi mauvaise. Certes, elle était devenue très insensible, extrêmement renfermée sur elle-même, mais ce n'était pas une raison pour faire souffrir inutilement quelqu'un. N'éprouvant plus grand chose, le plaisir de torturer une personne lui était également inaccessible. Et puis, s'il y avait une autre façon d'obtenir ce qu'elle voulait, autant la saisir.

- Tu sais des trucs qui m'intéressent, comme ce qui s'est passé avec ton Jhoken. Mais pour le moment il faut s'occuper de tes blessures.

Bien sûr elle pouvait le laisser simplement crever ici et ensuite l'amener quand même à l'infirmerie pour qu'on le ramène à la vie. Ou même le menacer de ne pas le faire et ainsi le tuer pour de bon. Mais ce n'était pas son genre, et ce serait stupide : le type masqué mort, qui lui donnerait ses informations ? Se relevant, la jeune fille essaya d'attraper le blessé aussi bien que possible sans agraver son état pour pouvoir le traîner dans un lieu plus sûr.

- A défaut d'infirmerie, mieux vaut t'installer dans une chambre. Où est la tienne ?

Si c'était plus près que la sienne, elle l'y amènerait. Il ne devrait pas y avoir beaucoup de monde, c'était une heure de cours, et ma foi si elle croisait quelqu'un de curieux elle saurait très bien l'envoyer s'occuper de ses propres affaires.
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Re: Le sang de l'Aigle - Mer 10 Juil 2013 - 12:19

Je clôture donc suite à la demande et au départ d'Alban. Dommage que ce rp n'ait pas de suite, il commençait bien et la rencontre promettait d'être intéressante.

Alban : 230 xps
Léa : 195 xps

Xps attribués : Yep



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