Chapitre en cours :
Entre Mortels et Immortels, la guerre est déclarée. Trois mois après la chute d'Isanagi et du Golem de Pierre, la tension ne fait qu'accroître. Encore une fois, l'ennemi saura surprendre. Encore une fois, les futures divinités devront se montrer à la hauteur, et les humains, plus unis que jamais.


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 [Quête] Bataille navale

 
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[Quête] Bataille navale - Mar 26 Mar 2013 - 0:02
Depuis cet incident, depuis cette révolte, rien n'est plus comme avant, l'ambiance a complètement changé, l'académie a changé en un jour. A chaque fois que je me lève le matin, je regarde par la fenêtre l'horloge qui annonce l'heure matinale pour faire des entraînements, là je ne vois plus les aiguilles, je ne vois plus la tour, ce n'est plus que ruine, y compris la cérémonie, complètement gâché. La reconstruction est en court, des constructeurs réparent les dégâts causés par... Nous-même en fait, nous avons commencé ensemble et voilà comment ça s'est terminé, tout ça parce qu'y type a pété un câble et a foutu le bordel pas possible dans nos rangs, trahison et destruction, ça me rappelle bien des choses ces deux mots. Je sors tous les matins, au lever du soleil, dans la cour, en train de courir, comme d'habitude, mais là avec en esprit bien des questions qui fusent dans tous les sens avec qu'un seul point en commun, pourquoi ? J'ai voulu me vider mon esprit en me défoulant par n'importe quel moyen, pensant qu'ensuite tout ira bien, pourtant la situation ne s'améliore pas, même après deux jours. Quand l'heure des cours est arrivé j'ai rejoint, comme au quotidien, ma salle de classe où je devais enseigner à mes élèves la façon de tenir leurs armes et les manier à la perfection, maintenant elle est vide, je suis là à attendre sagement qu'il y ait quelqu'un qui se pointe et de participer à mon cours. Depuis une heure au moins je ne vois personne et c'est déjà l'heure de plier les bagages, personne n'est venue, je comprends ça, aucun n'est encore apte à reprendre les cours ou tout simplement reprendre son quotidien, voilà tout.

Je suis sorti de ma salle et je parcours les couloirs pour voir la situation et le seul mot qui vient à l'esprit est 'déplorable'. Ces jeunes n'ont plus l'esprit de vouloir aller en cours à cause de cet évènement, ils sont tous troublés par les paroles de cet ex Dirlo, sa voix a porté confusion dans nos rangs, tout le monde ne sait plus quoi penser, je comprends très bien ce sentiment, voir leurs camarades passer de l'autre côté et jouer le rôle de méchant, ce qu’il faut aussi compter là-dedans c’est que personne n’est vraiment du même avis, en général en fait, même moi je ne comprends toujours pas pourquoi je me trouves encore chez eux, quoi que il y a bien une chose qui m’empêche de me pencher vers le mal, mes camarades. Avec tout ce que j’ai vécu avec eux et tous les gens que j’ai croisé dans ma vie, je sais que tous ne sont pas mauvais et il reste un espoir pour les vilains de retrouver le droit chemin.

Pourtant je ne suis qu’un dieu de la guerre et je cherche à tout prix la paix, peut-être que je le souhaite car il y a eu tant de morts à une époque et que le cycle que je qualifierai de moisson, non ça fait trop, de recycle, oui, ce n’est pas propre comme mot, néanmoins il n’y a rien de mieux qui puisse se rapprocher de la vérité. Si vous regarder depuis le ciel vers la terre, regardez tout ce petit monde, c’est comme voir des fourmis grouiller partout, je reconnais, que nous détruisons petit à petit notre planète, ravageant la forêt et construire des villes. Le pétrole n’arrête pas d’en distribuer partout dans le monde pour fournir de l’énergie éphémère à nos engins, mais c’est à double lame et on s’attend toujours à un retour tel la pollution, mais on se plaint pas, car nous en avons besoin de cette ressource. Nous commençons à entrer dans une ère de technologie où je commence à croire en l’homme capable de construire des engins capables de révolutionner l’avenir, même si la course aux armements resteront d’actualité, mais je crois en ce monde, en cette poignée de gens bien capables d’influencer la population et les inciter à suivre leur exemple, mais c’est, encore je le répète, un pari risqué, c’est comme du un contre cent, mais il y aura toujours un miracle et ce miracle c’est nous… On est mal barré…

Ma promenade continue à présent dans la cour, toujours cet atmosphère peu joviale, puis soudain j’aperçois du mouvement suspect vers l’extrémité de l’école, littéralement contre le mur, passant furtivement d’arbre en arbre, mais cela ne m’a pas empêché de les capter tel des aimants. Ils sont deux, l’un semble transporter un sac et ils se dirigent vers le portail qui mène vers… Le port ? Oh, je sens l’emmerde. Dès qu’ils ont franchi le portail je les ai poursuivi jusqu’au port, là je les vois en train de manigancer avec ce sac. Je les observe, de loin, je n’étais qu’à cinquante mètres environ, armé de mon fusil de précision, le fameux dragunov, comme mon nom, ironique, car ce n’est pas mon arme de prédilection, même si je sais très bien m’en servir. Equipé d’un silencieux, j’observe un peu mieux ce que font ces deux fuyards… mais… Que vois-je ? Ces visages me sont familiers, maintenant que je me souviens ce sont mes élèves, mes propres élèves qui se décident de passer à l’action, juste au moment dans ce genre, je les trouve bien osé, mais futé aussi, agir en plein confusion est astucieux pour jouer le rôle de terroriste. Si je me souviens bien de leurs têtes, ils aiment utiliser quelque chose d’explosif, jouer aux devinettes n’est plus d’actualité, je connais déjà la réponse.

L’un d’entre eux fouille le contenu du sac et commence à sortir un paquet, puis deux, leur forme et ce petit encadrement noir et les fils qui dépassent… Du C-4 ! Ils ont l’intention de détruire le portail afin de nous empêcher de se rendre sur terre, quel chance que j’ai aujourd’hui ! Ils pensaient réussir, mais ce sera un échec. J’ai attendu que l’un d’entre eux commence à poser la bombe, histoire qu’il reste immobile et l’autre est assez occupé pour faire son préparatif, sûrement en train de régler les bombes. Dès que mon centre du réticule pointe vers son épaule j’ai ouvert le feu, c’est dans le silence que je touche mon élève avec balle réelle, le deuxième, venant de terminer de poser son premier C-4 se retourne après avoir entendu le crie de son camarade et il se rue dessus pour lui porter assistance. Ils ont bien assimilé mes enseignements, ils se sont déjà mis à couvert derrière un pilier, je vois de temps en temps dépasser la main ou son bras, mais ça ne dure pas longtemps, je pense que l’un deux prépare un garrot puis là, il n’y a plus rien qui se passe. Je pense qu’ils ne savent pas encore que c’est moi, car j’ai des élèves utilisant un fusil de précision, mais il y a très peu qui sache le maîtriser à la perfection, si je sors encore un coup parfait ils vont finir par découvrir le véritable tireur.

J’ai donc patienté, attendant qu’ils agissent, au bout de deux minutes je commence à voir un bout de tissus dépasser du sol, non, je vois plus claire, c’est une manche, il doit utiliser les marches comme couverture pour sa main, tentant d’atteindre le sac, mais je ne les laisserai pas faire, bien que je leur souhaite bonne chance, son bras n’est pas assez long pour atteindre les explosifs et il est conscient qu’il ne pourra pas l’attraper que s’il se met à découvert. J’attendais qu’il montre son bout du nez avant de lui arracher une bonne fois pour toute, jusqu’à ce qu’une surprise survienne. Celui que je l’avais blessé deux minutes plus tôt sort tout à coup, avec sa main levé, je n’avais pas compris sur le coup, en tout cas l’autre en profite pour attraper le sac. J’ai toujours gardé ma priorité et c’est ce petit rampant que je vise en premier, une nouvelle fois j’ai tiré, mais la balle se plante dans le décor, c’est genre trente centimètres de ma cible, comment ai-je pu rater ça ?! J’ai tenté un nouveau tir, même résultat, puis c’est là que j’ai compris que l’origine de ce phénomène provient de ce garçon se tenant debout et gardant désespérément sa main levée dans ma direction, c’est là que je me suis souvenu de son pouvoir, il contrôle le métal, il doit sûrement dévier la trajectoire de mes balles pour couvrir son camarade et d’ailleurs je le vois en train de fouiller dans ce sac et sortir à ce qui ressemble être l’interrupteur. Ils ne me laissent plus le choix, je dois agir pour le bien de l’académie, mon fusil commence à se transformer, s’allongeant, grossissant, prenant une forme plutôt simple et pourtant bien esthétique, de couleur gris, laissant entrevoir ce long canon l’énorme bouche d’évacuation de fumée, le chargeur s’allongeant encore plus, l’ensemble pèse encore plus lourd qu’avant, mais d’un sentiment de supériorité écrasante, ce bête d’acier tueur de char va en découdre sévère. Je me suis concentré au maximum, mon corps se calme et se détend, mon œil avisé et alerte sur chaque mouvement de ma cible, mon doigt pressant sur la détente jusqu’à la limite du déclanchement de l’évènement puis là, le moment venu, le coup est parti. Le son produit est si fort que personne ne peut l’ignorer et la décharge de ces poudres noires balaye mon camouflage et l’onde de choc fait fuir les feuilles mortes, la balle de calibre 50 intitulé BMG s’extirpe de sa chambre et traverse ce long tunnel en un rien de temps pour aller parcourir cette distance si courte. Le temps passe au ralenti, observant d’un peu plus près le voyage de cette balle qui n’a qu’une seule utilité, comme une seule vie, voyant dès sa naissance jusqu’à sa mort, pourtant cette balle aura traversé bien des obstacles pour arriver jusqu’à sa fin. Lentement, elle commence à pénétrer ce champ magnétique et passe si aisément, comme du carton, et là, enfin, elle a enfin touché ce dont pourquoi elle a été destiné. Le bras levé en l’air, tenant au bout le détonateur, se voit séparé de son propriétaire, le temps reprend son cour et le petit hurle de douleur, tellement fort qu’il gigote dans tous les sens, repeignant autour de lui de son sang giclant sans arrêt de son bras, enfin de ce qu’il en reste, l’autre bout continue de tourner en l’air avant de s’écraser au sol quelques mètres plus loin. Cette scène est plutôt assez gore, mais pour moi c’est du quotidien, vous n’avez jamais vue un type se faire exploser par un obus de 125mm ? Alors ça ce n’est rien.

Bien, je n’ai plus besoin de me cacher à présent, ils sont tous deux paralysés et ne tente plus rien. Je me suis dirigé vers eux, calmement, tenant toujours mon Barrett dans mes mains, m’approchant d’eux avec ce regard remplit de peine et de remord, je ne voulais pas en venir à là, mais ils m’ont pas donné le choix, j’ai pris les mesures la plus juste selon mon jugement. Arrivé à leurs pieds je les ai regardé, sans l’intention de les tuer, ni même de les ramener, ils me font pitié avec leur face pleurant de douleur, pourtant ils luttent ensemble, pour survivre. Je me souviens maintenant d’eux, leurs noms sont…


« Karl… Frank… Vous ne vous êtes jamais séparé, vous êtes prêts à mourir ensemble pour une cause qui vous semble juste ? »

« Oui ! On en a décidé ainsi, on savait qu’on arriverait jamais à le traverser dès l’instant qu’on a su que c’était vous qui nous tirait dessus, alors on a préféré tout faire sauter, nous compris, mais on a échoué… Vous allez faire quoi ? Nous tuer ? Ou nous regarder agoniser jusqu’à notre mort, vous êtes réputé pour avoir un tempérament de sadique, alors regardez nous crever ! Nous on a pas peur de mourir encore une fois, si ce n’est qu’on aura enfin la paix éternelle ! »

Il a les coui**** pour me parler sur ce ton, surtout causer calmement et garder le sang froid avec ce blessure, je peux très bien les comprendre, ce qui m’a bien fait surprendre c’est ce tempérament de rebelle, toujours à me répondre jusqu’au bout, montrer qu’il peut faire bien plus que ça, lui et son camarade, aujourd’hui ils n’ont pas de chance, mais moi je leur offre une chance de prendre une revanche sur moi, qu’ils s’améliorent pour pouvoir un jour me rivaliser, c’est peut-être parti sur le base d’un maître et de ses apprentis, mais j’aime ça.

« Non, je vous laisse partir, vous allez vous démerdez pour survivre sur terre, vous êtes assez grand pour ça, vous avez assez assimilé mon art pour comprendre le véritable sens de cette guerre et que tu le dégusteras à chaque instant avec cette cicatrice et qui te rappellera la personne que tu dois tuer absolument… »

Dans un geste vif, j’ai sorti mon couteau derrière mon dos et j’ai tracé une ligne verticale partant de son front et terminant vers le bas de sa joue en passant sur son œil gauche. J’entends une nouvelle fois son crie mélangeant de douleur et de haine, ce profond cicatrice que je lui ai laissé, il s’en souviendra à jamais, tant qu’il est encore vivant sa colère ne s’éteindra jamais, c’est de cette colère qui le poussera à s’améliorer chaque jour jusqu’à ce que le moment soit venu pour venir m’affronter.

« Maintenant… Hors de ma vue, avant que je change d’avis »


Cet avertissement, je le fais bien comprendre avec mon fusil. Sans dire un mot les deux élèves, mes anciens élèves devenu maintenant des renégats, s’exécutent et se retirent de ce lieu par le portail. Lentement ils traversent ce couloir magique, et le dernier, comme le premier, me regarde avec son unique œil, toujours aussi déplaisant à le voir, me lançant son regard qui déborde de haine et de colère, lançant un dernier juron, ou plutôt un avertissement.


« Un jour viendra ! Tu n’auras plus rien ! On sera là ! A te contempler de haut ton infériorité ! On aura notre revanche ! Tu peux en être certain ! »

Puis ils ont disparu, de nouveau seul, sur cette scène immaculé de leur sang, j’en patauge même dedans, je n’ai plus de raison de rester un peu plus longtemps ici. J’aperçois un C-4 collé contre le mur, j’ai eu l’idée de l’utiliser à des fins encore plus sournois. Je l’ai pris dans mes mains, commençant à le modifier jusqu’à le transformer en une bombe à retardement, réglée sur dix secondes, maintenant armée, le décompte est lancé, j’ai regardé le portail et d’un geste j’ai lancé le plastique explosif à l’intérieur, ceci est mon cadeau de leur départ, j’espère qu’ils vont l’aimer. A présent, il est temps de faire mon rapport au bureau et appeler quelqu’un pour nettoyer tout ça, en prenant bien soin de récupérer le sac et le détonateur du bout de bras laissé derrière. Ce fut une belle journée, une journée qui débute enfin dans le sang entre les êtres divins.
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Re: [Quête] Bataille navale - Mer 27 Mar 2013 - 18:48
Un rp assez sympathique à lire, ça fait du bien de faire ce genre de quête où ça nous permet de se poser des questions, de se positionner par rapport à ce qui nous entoure. Enfin, attention aux petites fautes assez discrètes qui se cachent entre ces belles lignes, mais continue de rp ainsi ^^

Yuri Dragunov : 200 + 300 xps


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